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La campagne labours-semailles compromise BOUIRA



Plus de 80% des espaces fortement boisés comme Erich et Tikjda ont été détruits par des incendies criminels.
Identifiée comme une wilaya agricole, Bouira s'inquiète depuis que les pluies tardent à tomber. C'est toute la saison qui risque d'être compromise jusqu'à maintenant. En effet et à la mi-novembre, la pluviométrie enregistrait un niveau presque nul si l'on excepte des précipitations consistantes au mois d'août passé. La campagne labours-semences n'est à ce jour pas lancée sur les trois grands plateaux céréaliers: celui d'El Hachimia, qui s'étale entre ce chef-lieu de daïra situé à quelques kilomètres au sud du chef-lieu de la ville de Sour El Ghozlane sur les frontières avec la wilaya de M'sila, le plateau des Arribs à l'ouest qui englobe toute la superficie comprise entre Aïn Bessem, Bir Ghebalou et Souk El Khemiss et enfin la région ouest qui va d'El Esnam à M'chedallah à l'extrême est de la wilaya. Même si les professionnels n'affichent pas encore un quelconque alarmisme, ils souhaitent une fin proche de cette situation de sécheresse. Pour les scientifiques, la situation trouve une justification et ils l'expliquent par le réchauffement climatique qui menace le monde entier. Les dépressions, qui permettaient la tombée des pluies «montent» plus au nord et atteignent l'autre rive de la Méditerranée, ce qui explique peut-être les fortes averses qui s'abattent sur le sud de l'Europe, en France et en Italie qui sont englouties sous les eaux. Au plan local et selon toujours les spécialistes, les raisons sont à mettre à l'actif des humains. Le changement du climat est la conséquence des différentes catastrophes qui sont venues à bout d'une grande partie de la flore. Ainsi et avec la tragédie nationale, plus de 80% des espaces fortement boisés comme Erich et Tikjda ont été détruits par des incendies criminels. Le dernier en date est celui de l'année 2009 au mois de Ramadhan, quand les pyromanes ont mis le feu à une partie de Tikjda. Plus de 220 ha sont partis en fumée. Cette année, ce sont les monts boisés de Zbarbar, Maâla, qui ont subi les méfaits de la main humaine. Pour les fanatiques, c'est là une sanction divine contre des humains sans pitié et sans scrupule. Même si cette version reste une pure imagination, on a envie de l'admettre quand on voit ce qui se passe sur les marchés. Les prix affichés mettront le plus calme des consommateurs dans ses états. Bouira produit en moyenne pour une bonne saison plus d'1 million de tonnes de pomme de terre, mais cet aliment essentiel dans le plat des couches moyennes et pauvres coûte sur les étals entre 45 et 60 DA le kilo. «Pourquoi prier pour la pluie si ses retombées ne sont pas effectives et n'ont aucun impact sur le citoyen'» se plaint un citoyen. La campagne labours-semailles est compromise s'il n'y a pas assez de pluie d'ici la fin du mois en cours.
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