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L'usine de ciment reprendra bientôt sa production



L'usine de ciment reprendra bientôt sa production
Le ciment se fait rare et avec cette pénurie, son prix prend des envolées. Il a atteint la barre fatidique des 2000 DA le quintal. Plusieurs raisons sont évoquées pour justifier et tenter de circonscrire le problème. Chaque année, les cimenteries sur le territoire national réservent l'hiver à la phase de maintenance et d'entretien des installations.La saison est choisie en raison des intempéries qui sont la cause de la baisse de la demande, surtout que les chantiers s'arrêtent en cas de fortes pluies. Cette année et comme chacun le sait, l'hiver a tardé à se manifester et les pluies se sont faites rares.Les chantiers ont continué à travailler au même rythme que l'été d'où une demande importante en ciment.La cimenterie de Sour El Ghozlane qui couvre une bonne partie de la demande de la wilaya de Bouira, mais aussi des wilayas de Tizi Ouzou, Boumerdès et Béjaïa, a marqué son temps d'arrêt. La mise en veilleuse de la cimenterie de Sour a une autre cause, à savoir l'installation d'un système antipollution surtout que par un passé récent tout le monde a désigné cette usine du doigt dans l'augmentation du taux de cancéreux dans la région. En plus de l'impact direct sur le prix, la rareté du ciment est un fait qui hante les esprits des entreprises qui craignent des retards dans la livraison des projets. Avec la crise qui s'installe, les pouvoirs publics lèvent le ton en menaçant les retardataires de subir toutes les conséquences d'un quelconque délai prolongé.Pris entre le marteau et l'enclume, les entrepreneursse rabattent sur les spéculateurs qui profitent de la situation. Lutilisation du ciment d'importation représente une perte sèche aux entreprises. Valant en moyenne 1600 DA/quintal, ce ciment n'est usité que pour des travaux légers.Les propos du président de l'Ugea (Union générale des entrepreneurs algériens) de Bouira, résume la situation. Il déclarait dans les colonnes d'un quotidien national.«Sans ciment, nous ne pouvons pas avancer! Nous sommes fortement handicapés par l'arrêt de l'usine de Sour El Ghozlane. Des projets sont en stand-by, faute de ciment, ils sont légion à Bouira dans les secteurs de l'habitat, celui de la DJS, de l'éducation et sans parler des travaux publics. Tout le monde est fortement pénalisé par ce manque. Les entrepreneurs se sont rabattus sur le ciment d'importation facturé à près de 1600 DA le quintal, plus de deux fois le prix du ciment local. Ce ciment d'importation nous permettait juste d'assurer les menus travaux. Les grands coulages étaient hors de portée», a-t-il admis.Même son de cloche du côté de la Confédération du patronat où son vice-président tire la sonnette d'alarme.L'espoir vient peut-être du fait que selon des indiscrétions, l'usine repartira très bientôt. Son redémarrage permettra de diminuer la pression et de baisser surtout les prix.


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