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L'ONM Bouira nous écrit



L'ONM Bouira nous écrit
En date du 16 octobre 2017, en page 7, un article intitulé «Harrous Abdelkader, le martyr oublié '», et paru dans votre journal, Le Soir d'Algérie, mettait en cause et l'Organisation nationale des moudjahidine, et la direction et le ministère des Moudjahidine sur un oubli qui n'a jamais eu lieu ; loin s'en faut.En fait, si le bureau de wilaya de Bouira de l'ONM a mis tout ce temps pour éclairer l'opinion publique sur cette histoire, c'est parce qu'il s'est affairé à remuer ciel et terre pour essayer de vérifier la véracité de cette information et rechercher à travers les archives et même auprès des moudjahidine ce supposé martyr Harrous Abdelkader que nous avons oublié.
Nous nous sommes même déplacés vers le fameux cimetière communal pour voir la tombe dont il s'est agi dans l'article mais, d'Abdelkader nous n'avons point rencontré de tombe. Par contre, et là , nous-mêmes l'affirmons puisque nous n'avons pas attendu 2017 pour le reconnaître en tant que chahid de la Révolution, Abderrahmane Harrous y était et repose aux côtés de son fils qui mourut en 2008. Oui, Harrous Abderrahmane est mort en martyr en 1960 lors des manifestations qui ont eu lieu à Bouira, mort tombé en chahid sous les balles des militaires français.
Et en tant que chahid, l'ONM n'a pas attendu 2017 pour le reconnaître mais dès 1967 par la commission de reconnaissance basée à l'époque à Tizi-Ouzou, et sa veuve touchait la pension depuis cette date. Après la mort de la veuve, la pension est reversée aux enfants qui la touchent jusqu'à aujourd'hui. L'ONM, soucieuse de la défense de la mémoire des chouhada, a même baptisé une école du nom de ce martyr, Harrous Abderrahmane, dont le père et un frère sont également des chouhada. C'est dire combien nous sont chers les martyrs et combien nous défendons — c'est notre devoir — leurs mémoires. D'ailleurs, le nom du chahid Harrous Abderrahmane est gravé dans le mémorial de la wilaya dédié aux martyrs de la Révolution. Quant au fait que celui-ci repose dans un cimentière communal, le fait est que la récupération des ossements durant les années 1980 s'était faite concernant les martyrs qui ont été enterrés dans les ravins et autres lieux isolés dans les forêts et les montagnes, afin qu'ils aient des tombes dignes de leurs sacrifices. Beaucoup de martyrs enterrés aux côtés des leurs dans des cimetières familiaux ou communaux sont restés là , et c'est souvent le souhait des enfants et des familles des chouhada eux-mêmes, comme c'était le cas pour le chahid Harrous Abderrahmane qui repose aux côtés de son fils au cimetière communal de Bouira.
Telle est la vérité et toute autre interprétation ou autre récit fût-il d'un moudjahid n'engagent que leurs auteurs.
Le président de l'ONM de Bouira
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