Bouira - A la une

L'ombre de Kamel-Eddine Fekhar a plané sur la marche



C'est aux cris de « Pouvoir assassin » et autres « Ya Fekhar ertah, ertah, sa nouassil al kifah » (ô Fekhar, repose en paix, nous poursuivrons le combat), que les milliers d'étudiants, avocats, enseignants et fonctionnaires ont accueilli, hier vers 11 heures, la triste nouvelle du décès du militant et activiste, Kamel Eddine Fekhar.Ils étaient, en effet, là par centaines à se rassembler au niveau du parking de la cour de Bouira, à l'appel de la Confédération des syndicats algériens, pour une marche républicaine. Sur place, et au fil des heures, puisque la marche devait s'ébranler à partir de 11 heures, des délégués syndicaux du Cnapeste, du Cnes, mais aussi, des avocats, des étudiants et des fonctionnaires de la Sonelgaz, de l'ADE, des militants des partis politiques, des élus du RCD, et des citoyens anonymes, étaient là pour une marche qui devait marquer l'acte de naissance d'une Confédération des syndicats algériens ou CSA, qui devra s'entendre, selon certains organisateurs, sur une plateforme de sortie de crise consensuelle à proposer d'abord à l'échelle locale avant de la porter au niveau national, et en faire une proposition à mettre sur la table aux côtés des autres propositions des partis politiques et autres personnalités nationales.
Ainsi, hier, lors de cette marche républicaine, et outre l'hommage rendu à la mémoire de Kamel-Eddine Fekhar, les milliers de marcheurs qui ont emprunté les artères de la ville ont réitéré les mots d'ordre hostiles au pouvoir, comme « Barakat, barakat, min ennidham el 3isssabat » (Assez , assez du pouvoir des bandes), « Viva l'Algérie, yetnahaw ga3 », mais aussi, état d'esprit oblige , « Serraqin, keddabine, wa y qoulou moussayirine » (Voleurs et menteurs, et ils se disent gestionnaires) , et, bien entendu, « Gaïd Salah dégage, Bensalah dégage, Bedoui dégage ! », alors que, du côté du carré des avocats où les pancartes traditionnelles sur lesquelles il est réitéré la position des avocats ou de la défense qui est aux côtés du peuple et du mouvement populaire, retentissait, de temps en temps, le chant patriotique « Min Djibalina » (De nos montagnes), « Djazaïr horra dimocratia ».
Cela étant, du côté des organisateurs, des pancartes brandies donnaient un aperçu sur la plateforme qu'ils comptent proposer pour une sortie de cirse.
Celle-ci était bien brandie par un des cadres du Cnapeste de Bouira, en l'occurrence Habet Boubekeur, écrite en arabe et dans laquelle il est demandé explicitement une période de transition accompagnée par l'armée et gérée par une ou des personnalités nationales consensuelles, et un gouvernement de technocrates composé de nouvelles figures.
Cela étant, rappelons que les marcheurs ont observé une minute de silence à la mémoire du militant des droits de l'Homme et activiste Kamel-Eddine Fekhar, au niveau de l'esplanade de la maison de la Culture, avant de se disperser dans le calme. Aucun incident n'a été relevé.
Y. Y.
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