Bouira - A la une

L'investissement ne décolle pas



L'investissement ne décolle pas
les investisseurs ne se bousculent pas aux portes à Bouira.
Malgré les larges facilités accordées par les pouvoirs publics, notamment les abattements fiscaux et parafiscaux, l'octroi d'assiettes foncières en zone d'activité, l'allègement des procédures administratives, les investisseurs ne se bousculent pas aux portes à Bouira. Parmi les raisons essentielles de cette absence, la sécurité. Avec l'avènement de la concorde civile, les lois portant rétablissement de la paix, la wilaya s'est affranchie de son étiquette de wilaya à hauts risques.
La délinquance et le grand banditisme ont pris le relais et menacent les riches. Même si Bouira n'a connu qu'un seul cas de kidnapping, celui d'un entrepreneur de M'chedallah, vite libéré suite à une forte mobilisation, la recrudescence des actes de vols, d'agressions ont grandement influé sur la volonté des investisseurs qui préfèrent aller ailleurs. Craignant d'être des cibles potentielles des bandits, les nantis évitent de montrer des signes ostentatoires de leur aisance. Parce que la wilaya est petite et ses agglomérations limitées où tout le monde se connaît, les quelques familles riches capables d'investir choisissent d'aller exercer dans des grandes villes où le risque d'être repérés demeure limité. Une soixantaine de riches agriculteurs ont choisi par exemple la wilaya de Biskra. Récemment et suite à sa défaite aux législatives, un candidat a tout simplement décidé de vendre l'ensemble de ses biens pour aller s'installer à Alger. Malgré ces aléas, l'investissement peut démarrer avec le rétablissement définitif de la sécurité, chose à laquelle s'attellent les services de sécurité; la situation géographique de Bouira, son rattachement à Alger et bientôt au port de Béjaïa par l'autoroute, la disponibilité des terres dans la zone industrielle de Sidi Khaled, la voie ferrée, la présence de trois grands barrages sont autant de facteurs qui s'ajoutent aux facilités accordées par l'Etat pour attirer les industriels dans cette région. Précisons aussi que l'insécurité influe sur le simple citoyen.
Le nombre de plus en plus important d'actes de vandalisme, de vols par effraction, d'exhibition d'armes blanches par des voyous, la prolifération des stupéfiants sont autant de freins à l'essor de l'industrie. Le chômage qui résulte de ce manque d'opportunités reste le phénomène essentiel qui alimente les rangs du banditisme. Depuis sa promotion en wilaya, Bouira n'a pas connu autant de sollicitations que ces deux dernières années où un richissime algérien a ouvert deux grandes structures commerciales.
Ces activités, qui emploient quelque 600 personnes relèvent du domaine des services et ne sont pas un réel investissement pourvoyeur de richesse sinon remplir les poches de son concepteur. Même si Bouira n'a rien à voir avec d'autres wilayas limitrophes, le grand banditisme est au quotidien, les riches n'osent pas se manifester et activent dans des créneaux comme l'immobilier où le bénéfice est garanti mais surtout direct. Pour l'information, l'immobilier à Bouira coûte plus cher comparativement à celui d'autres régions situées sur le littoral. Pour conclure, nous dirons que l'insécurité à elle seule ne justifie pas le manque d'investisseurs.


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