Bouira - A la une

L'informel gagne du terrain



L'informel gagne du terrain
Après les opérations relatives à l'élection: la convocation du corps électoral, la révision des listes, les candidatures, la campagne, l'élection, l'installation du président...le citoyen a renoué avec son quotidien. Comme partout sur le territoire, le cours normal reprend avec son lot de tracas et autres entraves.Quotidiennement, matin comme soir, les usagers de la route qui se rendent ou quittent Bouira-ville vivent le calvaire. Aux heures de pointe, les files de voitures s'étendent sur des kilomètres. La raison, tout le monde la connaît.L'ex-Route nationale et le CW128 qui relient Bouira à Sour El Ghozlane sont saturés. Comme si l'étroitesse de la route ne suffisait pas, des commerçants illégaux sont venus occuper une partie de cette route au lieudit Ouled Bouchia. Depuis l'expulsion des informels des centres des villes, beaucoup ont trouvé la parade en allant s'installer à la sortie sud-est du chef-lieu de wilaya. Ces commerçants ont érigé des étals sur la voie publique sans qu'aucun responsable ne daigne s'inquiéter.Le lieu qui demeure l'une des entrées principales vers la ville pour les usagers qui viennent de l'Est ou du Sud est intéressant sur le plan commercial. Parce que dans cette affaire, il faut préciser que ceux qui se plaignent des embouteillages sont ceux-là même qui marquent des arrêts pour faire des achats auprès de ces commerçants illégaux.La même situation prévaut du côté Ouest sur la route qui relie Bouira à Aïn Bessem. Deux points noirs sont recensés. A Sidi Ziane, deux kilomètres du centre-ville de Bouira, de nombreux jeunes ont transformé les accotements en baraques de fortune où ils exercent le métier de vendeur. Un peu plus loin, c'est le village socialiste, dont il n'en reste que l'appellation, qui s'est transformé en marché de fruits et légumes.La campagne menée contre le commerce informel semble relever du passé. Même en ville, plusieurs lieux ont fini par se transformer en véritable «dlala». C'est le cas, notamment des espaces autour de la direction de la jeunesse et des sports. En plus des pertes fiscales qui résultent de ces activités, les habitants des cités avoisinantes subissent les aléas et les incivilités de ces commerçants qui laissent l'espace sale et infréquentable aux enfants.L'APC et le service de la Pupe de la sûreté à eux seuls ne peuvent pas éradiquer le phénomène s'il n'y a pas une décision politique à la hauteur. Combien de locaux réalisés dans le cadre du programme présidentiel restent fermés et inexploités, se dégradant jour après jour'Les box du marché couvert de Draâ El Bordj ont été désertés par leurs locataires parce que le prix de la location reste, selon ces jeunes, trop élevé. «Je préfère travailler sur le trottoir pour faire des bénéfices nets que de me confiner dans un box où je travaille à perte, puisque je paye un loyer», nous confie un jeune qui avait postulé pour un fast-food. En attendant des mesures, le citoyen continuera à subir le diktat de ces commerçants qui ne lésinent sur les prix. Là c'est une autre paire de manches.


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