Des milliers de citoyens de la wilaya de Bouira ont battu le pavé, hier, et ce, pour le 35e vendredi consécutif, pour réclamer le départ des symboles du régime et s'opposer à l'élection présidentielle du 12 décembre prochain. Le fléchissement de la mobilisation que certains ont faussement prédit n'a pas eu lieu.Bien au contraire, elle est allée crescendo au fil des vendredis et au fur à mesure que la date symbolique du 1er Novembre approche et que le hasard du calendrier fait coïncider avec un vendredi. Les tenants du pouvoir ont été vilipendés par les manifestants qui leur reprochent d'avoir "vendu le pays" aux puissances étrangères. Les manifestants ont dénoncé le projet de loi sur les hydrocarbures.
"Cette loi, si elle venait à être adoptée, donnerait notre sous-sol aux compagnies étrangères. C'est un crime économique sans précédent que ce gouvernement s'apprête à commettre", ont dénoncé les protestataires. Selon eux, le gouvernement de Bedoui "n'a aucune prérogative ni légitimité" pour élaborer des lois aussi sensibles.
"C'est un affront de plus commis à l'égard des revendications du peuple qui réclame chaque semaine le départ de Bedoui et de Bensalah", ont-ils, en outre, estimé. Les manifestants ont brandi des pancartes hostiles aux compagnies pétrolières étrangères comme ils ont, encore une fois, réclamé la libération des détenus d'opinion incarcérés dans les geôles d'El-Harrach.
Selon eux, la mise sous mandat de dépôt de Lakhdar Bouregâa, de Karim Tabbou, de Samir Belarbi, de Fodil Boumala et de tant d'autres signifie que la justice est à "la solde du pouvoir". "Nous resterons mobilisés jusqu'à la libération de l'ensemble des détenus, car vis-à-vis de la loi ils n'ont absolument rien fait de mal, si ce n'est de brandir un drapeau et exprimer une opinion", ont-ils argué.
Pour les milliers de contestataires qui ont marché hier, aucune échéance électorale ne peut se tenir avec "les résidus" du système : "Les médias à la solde du système s'échinent à distiller des mensonges. Nous ne sommes pas contre les élections, mais contre une élection présidentielle dans un contexte aussi explosif et qui, surtout, sera chapeautée par le gouvernement Bedoui." À la fin de la marche d'hier, une minute de silence a été observée à la mémoire des martyrs du 17 Octobre 1961.
RAMDANE BOURAHLA
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ramdane BOURAHLA
Source : www.liberte-algerie.com