Bouira - A la une

L'agriculture' en attendant les autres secteurs



Alors que dans certaines wilayas les walis ont d'ores et déjà présidé des rencontres intersectorielles, en présence de tous les acteurs influents et utiles dans la société, comme les maires, les élus locaux, les présidents d'associations et de quartiers, pouvant apporter de précieux conseils et autres idées dans le cadre du recensement des zones d'ombre, à Bouira, et en attendant que le wali en fasse de même, c'est le directeur des services agricoles qui a pris ses devants pour annoncer le début du recensement de ces zones retardataires et les communes qui les abritent.Jeudi, le DSA, M. Bouali M'hamed, a tenu une conférence de presse durant laquelle il a annoncé le début des travaux entrant dans ce projet de zones d'ombre voulu par le président de la République, et dédié spécialement aux zones lointaines et déshéritées, longtemps oubliées des pouvoirs publics.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, il a rappelé que « ce travail fait suite à la correspondance du ministère de l'Agriculture et du Développement rural qui a instruit toutes les directions de wilaya, à l'échelle nationale, à se lancer dans cette entreprise de recensement de tous les besoins des populations des communes déshéritées et montagneuses, pour les inclure dans le programme national d'aide aux zones d'ombre dont l'enveloppe financière dépasserait les 100 milliards de dinars».
Au niveau de la wilaya et c'est parce que le secteur de l'agriculture a toujours été aux devants de ces programmes d'aide aux populations rurales, la DSA de Bouira a déjà recensé quelque 32 communes sur les 45 qui sont éligibles à ce programme. Au niveau de ces communes, dont la plupart sont des communes montagneuses, le travail, selon le DSA, consistera à aller au devant des populations vivant dans les zones rurales, pour essayer de les écouter et connaître leurs besoins en matière de développement agricole, ainsi que les filières et autres types de cultures que ces populations veulent améliorer ou simplement cultiver.
Dans cette entreprise, la nouveauté est que pour la première fois, ce sont les populations de ces zones d'ombre, ces zones qui ont toujours été marginalisées, qui exprimeront leurs besoins et que l'Etat se doit de satisfaire, alors qu'auparavant, des programmes d'aide sont décidés depuis les bureaux et imposés aux populations, d'où leur échec. Rappelons que cette opération concernera uniquement le secteur de l'agriculture, alors que le programme d'aide aux zones d'ombre tel que voulu par le président de la République se veut un programme intégré et touchera tous les secteurs depuis l'électricité et le gaz, l'eau potable, les routes, les transports, les écoles et autres infrastructures de base telles que la santé, les postes et télécommunications, les aires de jeu pour les enfants et les jeunes, etc.
Y. Y.
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