La place des Martyrs du vieux bâti de Bouira a été, tôt dans la matinée d'hier, nettoyée, pour y accueillir le premier anniversaire de la révolution du sourire.La veille, des activistes du hirak avaient discuté l'idée d'y exposer, à ciel ouvert, des pancartes portant les slogans les plus récurrents et des dessins inhérents à la révolution en cours. L'idée a été donc retenue, et c'est à la fois, surpris et admiratifs que les Bouiris ont découvert dès 9h une exposition retraçant en condensé la première année du hirak. Il y était prévu des prises de parole. Ce qui, cependant, n'a pas eu pas lieu. Cela n'a pas pour autant empêché des échanges entre Bouiris rassemblés à la place des Martyrs. Vers 11h, tout ce beau monde se met en mouvement pour battre le pavé.
Quelques réticents essaieront de dissuader les présents à marcher. En vain. Le carré s'est déjà mis en branle. Ils étaient près d'un millier, beaucoup moins nombreux que les marcheurs de la veille, à sillonner une partie de la ville de Bouira. Ils commencent par s'époumoner : "Ma ranach nehteflou ; jina bech terehlou" (Nous ne sommes pas là pour la fête; nous sommes là pour vous demander de dégager). Ce slogan spécial anniversaire sera repris sporadiquement tout le temps que durera la marche. Comme à chaque marche, les portraits de Tabbou et de Boumala étaient brandis sur fond de "Libérez les otages !" Les slogans entonnés tous les mardis et tous les vendredis sont repris d'une manière instinctive, en ch?ur. La nouveauté, depuis deux marches, est la traduction des chansons engagées d'Aït Menguellet et d'Ali Ideflawen vers l'arabe algérien. Vers 13h, la marche se termine sur l'esplanade de la Maison de la culture. Là, le beau temps aidant, les hirakistes ne se pressent pas pour se disperser. Ils y resteront près d'une demi-heure pour débattre des suites à donner à leur mobilisation.
T. O. A.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : T O A
Source : www.liberte-algerie.com