Bouira - A la une

EDUCATION À BOUIRA Le Cnapest appelle à une grève générale



Le Cnapest de Bouira vient de lancer un appel à une grève générale lundi prochain et ce, pour dénoncer l'attitude du directeur de l'éducation vis-à-vis des représentants de ce syndicat.
Il dénonce aussi l'attitude des policiers qui s'étaient, rappelons-le, comportés d'une manière indigne lors du rassemblement organisé le mercredi 21 septembre dernier par les enseignants intégrés qui réclamaient leurs affectations. Ce jour-là, cinq enseignants protestataires, ainsi que le coordinateur du Cnapest présent sur les lieux pour les soutenir, furent embarqués de force avant d'être relâchés suite aux pressions de leurs collègues qui avaient immédiatement déserté les établissements. Aussi, lors d'une réunion tenue au siège du bureau de wilaya du Cnapest, les délégués de wilaya ont décidé d'organiser une journée de grève afin de dénoncer les comportements irresponsables du directeur de l'éducation et de la police, mais aussi exiger le règlement immédiat du problème des enseignants intégrés mais non encore affectés. La grève sera suivie d'une marche depuis le siège de la direction de l'éducation jusqu'au siège de la wilaya en passant par celui de la sûreté de wilaya.
Y. Y.
40 projets agricoles en attente de financement
En 2007, le programme d'appui au Plan national de développement agricole et rural, proximité rurale ou PA/PNDAR/PR, qui avait touché trois wilayas pour leurs spécificités locales, comme la wilaya de Bouira pour sa zone de montagne, M'sila pour sa steppe et Ghardaïa pour son désert, a eu un écho tellement favorable que les autorités algériennes avaient, avant même la fin de cette opération, décidé de lancer un deuxième appel à projet avec cette fois, un financement à 100% algérien.
A Bouira, l'opération, qui avait suscité un grand espoir auprès des populations rurales, fut immédiatement lancée, d'autant que le chef d'antenne de Bouira, Hadji Daou, était rompu à ce programme et maîtrisait parfaitement ses rouages. De fait, un deuxième appel à projet fut lancé, touchant cette fois-ci 12 communes, avec près de 26 milliards de centimes de subventions. Des rencontres de sensibilisation ont été organisées au niveau de ces communes à l'endroit du mouvement associatif et des agriculteurs. Le but était d'expliquer aux agriculteurs l'importance de ce programme et la nécessité de présenter, selon un schéma bien défini, un projet consistant regroupant plusieurs personnes sous formes d'associations, de groupements d'intérêt commun (Gica) ou, enfin, de coopératives agricoles. L'opération qui s'est clôturée le 17 octobre 2010 avait enregistré 101 dossiers et après leur étude, seuls 40 projets furent retenus. Les propriétaires de ces projets (11 associations, une coopérative et 28 groupements d'intérêts communs), parmi lesquels figurent des femmes avec des projets d'élevage de reines en apiculture à El-Mokrani, un couvoir à Guerrouma, une huilerie à Aghbalou et une batterie avicole à Haïzer, furent informés et invités selon le cahier des charges à mobiliser les ressources financières nécessaires, soit les 15% qu'ils devaient avoir. Tout cela s'était fait dans un temps record mais c'était compter sans le caractère tordu de nos lois. En effet, parmi les modalités de financement de ces projets par l'Etat algérien figure, entre autres, la nécessité de passer par l'avis d'appel d'offres. Un couac qui a freiné tous les projets tant cette condition est contradictoire à plus d'un titre mais personne parmi les responsables du ministère de l'Agriculture et du Développement rural, pourvoyeur d'argent dans le cadre de ce programme, n'osa lever l'équivoque. Dans le cahier des charges relatif à ces projets, il est clairement stipulé que le financement du projet devait passer par l'avis d'appel d'offres. Or, dans un autre chapitre, il est aussi clairement indiqué que la subvention des projets est comprise entre 1 et 7,5 millions dinars. Une fourchette qui est exempte de cette obligation de passer par des avis d'appel d'offres puisque n'excédant pas, comme le stipule la loi, les 8 millions de dinars. Le deuxième couac rencontré par les techniciens chargés de la concrétisation de ce programme concerne l'avis d'appel en lui-même. Pour lancer un avis d'appel pour l'acquisition d'un matériel donné ou pour la résiliation d'une opération donnée, devra-t-on mettre le montant total du projet (subvention et apport personnel) ou celui de subvention seulement ' Si dans l'appel d'offres le montant à mettre pour inviter à la soumission devra comporter uniquement celui de la subvention, on ne pourra jamais trouver preneur. On ne pourra jamais trouver un producteur ou un fournisseur qui pourra soumissionner pour une chaîne continue d'une huilerie moderne par exemple, laquelle coûte plus d'un milliard de centimes, pour 7,5 millions dinars, tel que plafonné dans la subvention. Et si le montant total est indiqué, comment sera payé le fournisseur ' Devra-t-on inviter les associations ou les Gica à verser de l'argent, montant de leur apport, dans les caisses de l'Etat ' Toute cette cacophonie a fait que les projets maturés depuis plus de 10 mois attendent toujours leur concrétisation. Pourtant, les exemples de montage financier existaient déjà avec l'expérience des PNDA où la part de la subvention est directement versée à l'agriculteur après signature d'un PV de constatation du service fait par les délégués dûment désignés. Une modalité qui a porté ses fruits à quelques exceptions où la complicité et la corruption avaient fait bon ménage mais largement identifiables si la volonté de tirer au clair les choses existait. En tout cas, pour le PNDA et surtout pour les cas de petites subventions, chez les agriculteurs moyens, l'opération avait bien marché et des milliers de projets, (plantations, forages, aménagement des espaces…) avaient vu le jour. Aujourd'hui, dans le cas de ces projets de proximité rurale, ce sont seulement de petits agriculteurs, des chômeurs, hommes et femmes, qui ayant nourri l'espoir de voir leurs projets modérés se concrétiser, qui avec une batterie, un couvoir, une machine agricole ou une chambre froide, pourront en groupe aspirer à une vie décente.
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