Bouira

Dix ans de prison pour le casseur Vol avec violence



Dans tous les pays du monde, les autorités chargées de veiller sur l'ordre public appréhendent les manifestations et tous les mouvements de foule même quand leurs intentions se déclarent pacifiques. La raison est qu'elles craignent que des casseurs s'y infiltrent. Les casseurs ne sont pas une vue de l'esprit mais une réalité. Ils existent bel et bien, Abdelkader, un jeune de 22 ans, est l'un d'entre eux.
Ayant appris que le lendemain, des familles de Oued Ouchayeh allaient être relogées dans appartements décents, Abdelkader se mit à sonder les gens de son quartier et il apprit que des membres des familles qui n'avaient pas bénéficié de cette opération avaient l'intention d'entreprendre des actions de protestation. Il avait même vu des jeunes réunir des bouteilles en verre en vue de fabriquer des cocktails Molotov. La journée du lendemain promettait d'être explosive pour le quartier mais juteuse pour Abdelkader.
Celui-ci, tout en se frottant les mains sortit de sous son lit le sabre qu'il avait confectionné pour les « grandes occasions ». Et le lendemain dès les premiers jets de pierres, le jeune chômeur était dans la rue, à l'affut, prêt à tirer profit de la situation. Pendant que des familles palpitaient de joie à l'idée d'aller enfin habiter des logements dignes du 21e siècle, des jeunes entreprirent d'en découdre avec les forces de l'ordre avec pneus en feux et toutes sortes de projectiles, Abdelkader jubilait. Il savait que ces moments-là étaient propices pour les coups les plus spectaculaires sans risquer d'être inquiétés. Abdelkader savait que s'il y avait lieu de détrousser les gens, il devait s'attaquer à des automobilistes tant il est vrai que chez nous, pour beaucoup, la voiture est un signe extérieur de richesse relative. Il aperçut une automobile venant dans sa direction et il s'empressa d'obstruer la route avec des pneus en flammes. Et profitant de ce que celle-ci ce soit arrêtée, il ouvrit la portière avant du côté du chauffeur et brandit son sabre.
- Allez, vite ! Donnez-moi tout ce que vous avez sinon vous êtes morts. Votre voiture brûlera et vous avec !
Comme le chauffeur et son passager refusaient d'obtempérer Abdelkader passa à l'action pour prouver qu'il ne plaisantait pas. Avec son sabre, il fit exploser le pare-brise et entreprit de s'attaquer aux phares. Le chauffeur se mit alors à hurler ;
- Du calme' du calme, on te donne ce que nous avons mais de grâce, cesse de casser cette voiture' c'est le seul bien que je possède !
Abdelkader avait, ce jour-là, avait fait main basse sur trois téléphones portables et la somme de 19.000 DA. Son butin en poche, il s'enfuit en quête d'un autre coup. Mais les troubles ne durèrent pas longtemps et il dut se contenter de cet unique « opération» Dans l'après-midi, alors qu'il était dans son quartier de Bachdjarah en train d'essayer d'écouler les trois téléphones portables, il fut arrêté par la police. Il avait sous-estimé ses victimes du jour. Il pensait que celles-ci se contenteraient de faire le deuil de ce qu'elles avaient perdu ainsi que de dégâts subis par leur véhicule. Mais il se trompait. Ils lui avaient donné la chasse sans qu'il le sache et ils avaient fini par retrouver sa trace. Il y a quelques jours, Abdelkader a été jugé par le tribunal d'Hussein Dey pour agression, vol et destruction de bien d'autrui. Pour se défendre, il a déclaré que le jour où les deux jeunes gens avaient été agressés, il se trouvait à Bouira. Mais peine perdue. Le procureur général a requis contre lui dix ans de prison ferme et 50.000 DA de dédommagement au profit de ses deux victimes.
Dans tous les pays du monde, les autorités chargées de veiller sur l'ordre public appréhendent les manifestations et tous les mouvements de foule même quand leurs intentions se déclarent pacifiques. La raison est qu'elles craignent que des casseurs s'y infiltrent. Les casseurs ne sont pas une vue de l'esprit mais une réalité. Ils existent bel et bien, Abdelkader, un jeune de 22 ans, est l'un d'entre eux.
Ayant appris que le lendemain, des familles de Oued Ouchayeh allaient être relogées dans appartements décents, Abdelkader se mit à sonder les gens de son quartier et il apprit que des membres des familles qui n'avaient pas bénéficié de cette opération avaient l'intention d'entreprendre des actions de protestation. Il avait même vu des jeunes réunir des bouteilles en verre en vue de fabriquer des cocktails Molotov. La journée du lendemain promettait d'être explosive pour le quartier mais juteuse pour Abdelkader.
Celui-ci, tout en se frottant les mains sortit de sous son lit le sabre qu'il avait confectionné pour les « grandes occasions ». Et le lendemain dès les premiers jets de pierres, le jeune chômeur était dans la rue, à l'affut, prêt à tirer profit de la situation. Pendant que des familles palpitaient de joie à l'idée d'aller enfin habiter des logements dignes du 21e siècle, des jeunes entreprirent d'en découdre avec les forces de l'ordre avec pneus en feux et toutes sortes de projectiles, Abdelkader jubilait. Il savait que ces moments-là étaient propices pour les coups les plus spectaculaires sans risquer d'être inquiétés. Abdelkader savait que s'il y avait lieu de détrousser les gens, il devait s'attaquer à des automobilistes tant il est vrai que chez nous, pour beaucoup, la voiture est un signe extérieur de richesse relative. Il aperçut une automobile venant dans sa direction et il s'empressa d'obstruer la route avec des pneus en flammes. Et profitant de ce que celle-ci ce soit arrêtée, il ouvrit la portière avant du côté du chauffeur et brandit son sabre.
- Allez, vite ! Donnez-moi tout ce que vous avez sinon vous êtes morts. Votre voiture brûlera et vous avec !
Comme le chauffeur et son passager refusaient d'obtempérer Abdelkader passa à l'action pour prouver qu'il ne plaisantait pas. Avec son sabre, il fit exploser le pare-brise et entreprit de s'attaquer aux phares. Le chauffeur se mit alors à hurler ;
- Du calme' du calme, on te donne ce que nous avons mais de grâce, cesse de casser cette voiture' c'est le seul bien que je possède !
Abdelkader avait, ce jour-là, avait fait main basse sur trois téléphones portables et la somme de 19.000 DA. Son butin en poche, il s'enfuit en quête d'un autre coup. Mais les troubles ne durèrent pas longtemps et il dut se contenter de cet unique « opération» Dans l'après-midi, alors qu'il était dans son quartier de Bachdjarah en train d'essayer d'écouler les trois téléphones portables, il fut arrêté par la police. Il avait sous-estimé ses victimes du jour. Il pensait que celles-ci se contenteraient de faire le deuil de ce qu'elles avaient perdu ainsi que de dégâts subis par leur véhicule. Mais il se trompait. Ils lui avaient donné la chasse sans qu'il le sache et ils avaient fini par retrouver sa trace. Il y a quelques jours, Abdelkader a été jugé par le tribunal d'Hussein Dey pour agression, vol et destruction de bien d'autrui. Pour se défendre, il a déclaré que le jour où les deux jeunes gens avaient été agressés, il se trouvait à Bouira. Mais peine perdue. Le procureur général a requis contre lui dix ans de prison ferme et 50.000 DA de dédommagement au profit de ses deux victimes.
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