Une annexe de l'Ecole nationale des beaux-arts et un institut régional de musique, deux projets, inscrits du temps de l'ancienne ministre de la Culture, Khalida Toumi, soit en 2010, sont tombés à l'eau. Et pour cause, les chantiers lancés en 2013 sont à l'arrêt depuis septembre 2014.La wilaya de Bouira devait abriter une annexe de l'Ecole nationale des beaux-arts et un institut régional de musique. Ces deux projets, inscrits du temps de l'ancienne ministre de la Culture, Khalida Toumi, soit en 2010, sont pour ainsi dire tombés à l'eau. Et pour cause, les chantiers lancés en 2013 sont à l'arrêt depuis septembre 2014, et ce, dans l'indifférence quasi générale des pouvoirs publics. Motif invoqué par ces derniers pour expliquer l'arrêt des travaux : la crise économique. Pourtant, une enveloppe financière assez conséquente a été allouée à ces projets. Ainsi, le coût financier pour la réalisation de cette structure de formation musicale, qui devait être de dimension régionale, a été évalué à plus de 60 millions DA.
Pour ce qui est de la réalisation de l'annexe de l'Ecole des beaux-arts, une enveloppe de 90 millions DA lui a été consacrée, soit un montant global de 150 millions de dinars pour les deux structures qui sont actuellement en l'état de carcasse. Renseignements pris auprès de la direction locale de la culture, il nous a été indiqué que des demandes de dégel ont été adressées au ministère de tutelle, mais aucune réponse n'a été formulée.
Ces projets en "stand-by" s'ajoutent à une longue liste de projets qui sont soit à l'arrêt, soit achevés et livrés, mais désespérément inopérants. En effet, dans le registre des projets qui accusent un retard certain, on citera la réhabilitation des salles de cinéma à travers l'ensemble de la wilaya. Pourtant, un ambitieux programme de réfection et de rénovation des salles obscures de la wilaya a été lancé en 2014.
Cinq ans plus tard, hormis la réhabilitation de la salle de cinéma de M'chedellah, les sept autres que compte Bouira tombent en décrépitude. Pour ce qui est des projets achevés mais qui ne servent littéralement à rien, on citera les théâtres en plein air de Sour El-Ghozlane et de Bouira. Ainsi, pour le premier, ce projet qui date de 2009 a connu un retard considérable, essentiellement dû, selon le chef de projet, "à une insuffisance de crédits".
Pour rappel, le montant initial de cette structure a été fixé à 50 millions de dinars. Il s'est avéré par la suite "insuffisant" pour mener les travaux à terme. Par la suite, une deuxième étude a été réalisée. Cette dernière a réévalué le coût du projet de cette structure en plein air à 130 millions de dinars.
Il a été réceptionné en 2016, et depuis il n'a abrité qu'une seule et unique activité culturelle. Le second, et le plus édifiant, a été réceptionné en 2017 après sept ans de travaux qui ont coûté 500 millions de dinars et n'a accueilli jusqu'à présent pas la moindre activité. Il demeure fermé et commence déjà à tomber en ruine.
RAMDANE BOURAHLA
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ramdane BOURAHLA
Source : www.liberte-algerie.com