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Des zones d'activité à relancer



Des zones d'activité à relancer
Des millions de dinars ont été affectés pour la réhabilitation des zones d'activité. Des mois plus tard, elles sont toujours plongées dans la léthargie.En dépit des sommes faramineuses injectées par les pouvoirs publics pour la réhabilitation des zones d'activité de la wilaya de Bouira, la situation reste inchangée. Le cas de la zone d'activité de la commune de Lakhdaria, à l'ouest de Bouira, répartie sur 44 lots, en est un exemple. La valorisation du site et la promotion de l'investissement local sont mis aux oubliettes.Sur les 23 projets retenus, seuls deux sont entrés en production et 11 sont à l'arrêt. Pour rappel, la zone d'activité de Lakhdaria a bénéficié d'une enveloppe de 43 millions de dinars pour sa réhabilitation. Les multiples sorties du premier responsable de la wilaya incitant les détenteurs de ces projets à lancer leurs activités n'ont pas eu de suite. Ainsi, lors de sa récente sortie sur le site, le wali de Bouira a exprimé sa déception et sa colère contre les investisseurs qui ont mis du retard dans le lancement de ces projets.Il a instruit les directeurs de l'exécutif, à l'instar de celui de l'industrie et des mines ainsi que celui de l'urbanisme et de la construction, d'intervenir pour amener les attributaires des projets à se mettre au travail. L'impact de ces unités sur l'environnement n' a pas été oublié dans les discours. Dans la réalité, l'agression de la nature par les déchets industriels est palpable. C'est le cas au niveau de la zone industrielle de Sidi Khaled, dans la commune de Oued El Berdi.D'ailleurs, la réalisation d'unités de recyclage a été préconisée. Des mesures antipollution ont été décidées, comme l'installation d'équipements pour le traitement des eaux pour chaque unité industrielle. Dans ce sillage, une huilerie a fait l'objet de fermeture sur ordre du wali, dès lors que des eaux polluées sont déversées directement dans le lit d'un oued traversant la commune. La responsabilité de cet état de fait revient aux directions de l'industrie et des mines et de l'environnement qui n'assurent pas le suivi des projets.A ce sujet, le directeur de l'industrie et des mines de la wilaya s'explique : «Certains investisseurs, à l'image du propriétaire de l'huilerie, ne respectent pas les cahiers des charges une fois que le projet est lancé.» Il faut souligner que parmi les projets retenus au niveau de cette zone, il y a une unité d'incinération de produits médicaux périmés, une laiterie et une unité de fabrication métallique. A quelques kilomètres de là, à Bechloul, la situation n'est guère meilleure. La zone d'activité compte 25 projets retenus et qui ne sont pas encore lancés, parmi eux figure une usine de fabrication de lait de soja. Cette fabrique serait la première dans le monde arabe, avait précisé le chef de projet.L'usine en question est composée de deux blocs réservés à la production de lait de soja et de ses dérivés et à la transformation des produits agricoles. Le projet, dont le coût de réalisation est estimé à 10 millions d'euros, devrait générer des dizaines de postes d'emploi. Il faut rappeler que la zone d'activité de Bechloul avait bénéficié, il y a deux ans, d'une enveloppe de 70 millions de dinars pour sa viabilisation, mais les opérations effectuées sur le terrain sont jugées inefficientes.


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