Situé sur le flanc sud de la chaîne du Djurdjura, le village Mezdour, situé à quelques encablures au nord du chef-lieu de la commune de Taghzout, 9 kilomètres au nord de Bouira, à l'instar de beaucoup d'autres dans ces contrées, s'est érigé sur plusieurs décennies. Chacun construisant sa propre maison ou villa sur son lopin de terre, mais pas souvent d'une manière légale.Au fil des années, le village s'est formé autour d'une route communale qui le traverse du nord au sud, pour rejoindre le chemin de wilaya qui part vers le chef-lieu communal.
Or, la chose sur laquelle aucun responsable n'avait attiré l'attention de ces villageois, est que toutes les constructions ont été dressées au-dessous d'une ligne électrique de haute tension de 30 000 V. Durant les années 2010, le lieu fut enregistré au cadastre, après quoi, les services d'urbanisme commençaient à s'opposer à toute nouvelle construction ou extension.
Les villageois, pris au piège, se sont concertés et ont fini par soulever le problème aux autorités locales. Ces dernières et après avoir avisé les services des Domaines de Bouira, ont été informés de la possibilité de déplacer la ligne HT pour sauver le village et permettre aux habitants de régulariser leur situation et pouvoir réaliser des extensions, ou élever des étages. Ils se sont constitués en comités de village, ont sollicité les services concernés qui leur ont établi un devis pour le déplacement de cette ligne électrique, estimée à 320 millions de centimes. N'ayant pas les moyens pour payer cette somme, ils ont fait appel aux autorités locales pour une aide, mais la commune considérée très pauvre, l'appel a été sans issue.
De son côté le P/APW en poste, et qui s'est déplacé sur les lieux en 2018, aurait, selon les représentants de ce village, promis de leur venir en aide en leur dégageant une enveloppe, mais jusqu'à présent, rien n'a été fait. Début 2020 et bien avant l'épidémie du Covid-19, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune qui s'est engagé pour l'aide des populations situées dans les zones d'ombre, avait suscité un grand espoir pour ces familles. Mais comme leur APC était bloquée et le P/APC relevé de ses fonctions, le village n'a pas été inscrit par les services de la wilaya dans les zones d'ombre pour qu'il puisse bénéficier d'un projet de déplacement de cette ligne de haute tension. Déçus par la tournure des événements, mais jamais désespérés, les villageois que nous avons rencontrés la semaine dernière sur place, interpellent le wali, en souhaitant vivement son intervention pour une solution définitive à leur problème.
Y. Y.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yazid Yahiaoui
Source : www.lesoirdalgerie.com