Bouira - A la une

Des souscripteurs LPA en colère



Plusieurs dizaines de souscripteurs LPA, confiés à l'Agence foncière de la wilaya, se sont rassemblés lundi devant le siège de la Wilaya pour interpeller le wali sur le sort réservé à leurs projets.Sur place, et constatant que des éléments antiémeutes étaient déployés en force, les protestataires ont exprimé leur colère contre les responsables qui ont fait appel à ces éléments, alors qu'ils n'étaient là que pour revendiquer leurs droits.
Des souscripteurs qui n'ont cessé, tout au long des années 2018 et 2019, d'interpeller l'ancien wali pour faire bouger les choses tant les projets LPA confiés à l'Agence foncière de la wilaya ont tous été frappés par un arrêt total des travaux suite à la suspension provisoire du directeur de l'agence, en avril 2018. Il faut dire que, depuis, l'agence foncière est entrée dans un tourbillon d'instabilité dont elle n'arrive plus à sortir. Une instabilité du staff dirigeant, qui a impacté négativement le climat des affaires et la perte de confiance qui régnait auparavant entre les entrepreneurs qui ont soumissionné pour la réalisation de ce programme de 1570 logements de type LPA et l'ancienne équipe dirigeante de l'agence.
Depuis 2018, pas une semaine ne passe sans qu'ils organisent une action de protestation devant le siège de l'agence foncière ou la wilaya. Aussi, depuis le récent changement à la tête de la wilaya de Bouira, d'aucuns espéraient de la part du nouveau wali, Lekehal Ayat Abdesselam, un coup de pied dans la fourmilière, pour redémarrer les travaux et achever les projets entamés tous durant l'année 2013, et dont certains sont à 80%, voire 90% pour d'autres. Pendant ce temps, les contestataires sont toujours là à payer des loyers en attendant leurs propres logements LPA. Pire, rappellent-ils avec colère, « au moment où nous attendons nos logements entamés depuis 2013, des amis et des proches qui ont opté, bien plus tard, pour les programmes AADL, ont déjà pris possession de leurs appartements ».
Rappelons qu'après une attente et un bras de fer qui a duré plus de deux heures, des représentants de ces souscripteurs ont finalement été reçus par le SG par intérim.
Y. Y.
Des habitants des haouchs réclament la régularisation de leurs situations
Plusieurs dizaines de pères de famille habitant les haouchs au niveau de la ville de Bouira, et d'autres chefs-lieux de daïras et de communes de la wilaya, se sont rassemblés, mardi matin, devant le siège de la direction des domaines pour protester contre les retards enregistrés dans la régularisation de leurs situations.
Sur place, les protestataires expliquent que cela fait des années qu'ils attendent des promesses mais les années passent sans aucune avancée. Certains qui vivent dans des situations de précarité sur les lieux car ne pouvant ni quitter les lieux de peur de perdre leur droit de propriété, ni construire car n'ayant aucun document officiel pour les fameux permis de construire, sont dans le désarroi total. Lors de leur rassemblement, ils avaient grand espoir de voir les responsables de la direction des domaines, à leur tête le directeur, activer les procédures pour leur octroyer les documents nécessaires qu'ils attendent, pour certains, depuis la fin des années 1970.
Mais, au vu des réponses du directeur des domaines qui intervenait à travers les ondes de Radio Bouira, «le problème des haouchs au niveau de la wilaya, dont le nombre dépasserait, les 300, risque de durer encore longtemps. La situation patrimoniale des haouchs est compliquée, et il faudra beaucoup de patience pour éplucher les archives et déterminer avec exactitude les propriétaires et la nature juridique de chacun de ces haouchs dont certains relèvent du patrimoine communal, d'autres des biens domaniaux, du domaine privé ou de la copropriété». En somme, une réponse qui n'a pas été du goût des protestataires qui espéraient entendre des mots plus rassurants et prometteurs. Mais, le directeur des domaines qui ne semble pas affectionner la démagogie, a été catégorique.
Y. Y.
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