
C'est le cas de Mme Fatima, qui s'est fait "chasser" par cette gynéco. "Elle m'a dit de revenir plus tard ou bien aller dans son cabinet situé à proximité du quartier des 250-Logements. C'est vraiment honteux !", s'est-elle offusquée.Le service de maternité de l'hôpital Mohamed- Boudiaf de Bouira ne cesse de faire parler de lui et pas forcément en bien. D'ailleurs, ce pavillon est considéré par les citoyens comme étant l'un des pires de cet hôpital, lequel, il faut le souligner, est loin d'être un modèle en matière de soins. Ainsi, dans la soirée de jeudi dernier, une parturiente qui perdait carrément les eaux a été refoulée de la pire des manières par le personnel médical.Cette pauvre dame s'est résignée à se rabattre sur une clinique privée afin de mettre au monde son enfant et par conséquent débourser la modique somme de 70 000 DA. La cause ' Son cas "pouvait attendre", selon les sages-femmes de ce service. "Attendre quoi ' Qu'elle accouche dans les escaliers '", lancera avec rage son mari, affolé. Ce cas est loin d'être une exception. En effet, les conditions de prise en charge des parturientes sont identiques à celles des urgences, c'est-à-dire proches de zéro.Ledit service a des allures d'écurie tant les femmes enceintes sont traitées comme du bétail. Vendredi soir et lors de notre passage sur les lieux, il nous a été donné de constater que certaines parturientes, venues pour effectuer leur contrôle de routine, ont été carrément chassées par des sages-femmes particulièrement indélicates. "Allez chez le privé ! On n'a pas le temps de s'occuper des petites contractions et des saignements", tonnera une sage-femme contre une dame qui voulait se rassurer à propos de saignements et qui était à son cinquième mois de grossesse. Et les gynécologues dans tout cela 'Eh bien, elles ne dérogent pas à la "règle", à savoir traiter les patientes comme du vulgaire bétail. Une d'entre elles, qui exerce également dans un cabinet de gynécologie privé, n'a pas hésité à refouler plusieurs femmes enceintes, allant même jusqu'à refuser de les soigner. C'est le cas de Mme Fatima, qui s'est fait "chasser" par cette gynéco. "Elle m'a dit de revenir plus tard ou bien aller dans son cabinet situé à proximité du quartier des 250-Logements. C'est vraiment honteux !", s'est-elle offusquée. Pour certains futurs papas, cette maternité est un véritable "mouroir", où le fait d'accoucher sans complications relèverait du miracle. "Cela fait plus de six heures que ma femme est admise dans ce service, sans que je sache si elle a accouché ou non. Franchement, je crains pour sa vie et celle du bébé", a-t-il déclaré d'un air inquiet.Dans ce même service, il nous a été également donné de relever nombre d'anomalies, notamment l'absentéisme de certains gynécologues. En effet, vers 22h30 et au moment où des dizaines de parturientes attendaient désespérément une auscultation par le médecin de garde, cette dernière était aux abonnés absents. Ce n'est que 45 minutes plus tard qu'elle fera son apparition, non sans une certaine nonchalance. "J'arrive ! Il n'y a pas le feu tout de même !", a-t-elle lancé à la face d'une parturiente qui agonisait.Et les responsables de cet hôpital ont-ils pris les dispositions nécessaires afin de faire cesser ce "massacre" ' La réponse est négative, du moins de manière publique. Le seul directeur qui a eu le "courage" de s'élever publiquement contre ce genre de pratique était l'actuel directeur de l'EHS d'Oued Aïssi (Tizi Ouzou), Lounès Bounous, quand il était directeur de l'EPH de Bouira.RAMDANE B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ramdane Bourahla
Source : www.liberte-algerie.com