Bouira - A la une

Des membres du conseil national sanctionnés parlent de «purge» Ils font partie de la commission de choix des candidatures



Si la crise que vit le FFS est on ne peut plus multidimensionnelle, mais laquelle, jusque-là, a bénéficié de «non communication», l'engagement du parti «contre la majorité des militants», dans la course électorale a précipité les choses et les langues se sont déliées. L'une de ces «causes majeures» ayant trait justement à l'élection législative réside dans le choix des candidatures «imposées», comme nous l'expliquent deux membres de la commission de choix des candidatures, aujourd'hui traduit devant le conseil de discipline «pour avoir dénoncé cet état de fait».
«La commission n'a pas fonctionné démocratiquement, les listes étaient préparées au préalable. Aucun critère (intégrité, popularité, militantisme') n'a été pris en considération», affirme Si Salah Mustapha, membre du conseil national et de la même commission, qui regrette que «des gens qui n'ont rien à voir avec le parti se retrouvent sur les listes électorales».
«Pour avoir dénoncé les agissement de la direction, nous avons été traduit devant cette commission», dit-il. «Pour eux, le fait de dénoncer est un crime». «A Bordj comme à Bouira, nous n'avions pas un demi-siège et on a été gratifié de sièges supplémentaires», fait-il remarquer estimant que ceci n'est pas le fruit du hasard.
«C'est un deal», tranche notre interlocuteur. Un autre membre du conseil national, qui parle sous le seau de l'anonymat, accable encore davantage la direction en parlant de «purge», à leur encontre. 7 membres, rappelons-le, ont été traduit devant cette commission, lors du dernier conseil national.
«Le conseil national est un organe délibérant sur notamment les grandes orientations politiques du parti. S'agissant des sanctions, le premier secrétaire saisit la commission de médiation qui est souveraine», dit-il. Pour lui, «Laskri a changé les orientations».
«L'installation des commissions est déjà une trahison», assure notre interlocuteur, assurant que la commission des candidatures «a été composée de longue date, de façon à violer tous les principes du parti et faire passer les amis». Il explique que cette dernière et composée de 7 membres qui ne peuvent pas peser face au «cabinet noir». Les autres membres avaient les mains liées, ajoute-t-il, «et leurs candidatures ont été rejetées».
«On est éliminés parce qu'on est sincères», dit-il encore réaffirmant que le choix des candidats «a été fait avant» pour être imposé à une commission qu'ils contrôlent.
Notre interlocuteur précise par ailleurs que la commission de médiation et de recours est squattée par le quarteron dont parlait Bouakouir. Pour lui, il est plus qu'évident que la purge s'est installée au FFS dont la direction a versé dans «le clientélisme».
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