Manque d'espaces d'attraction et de loisirs (sportifs et culturels), l'enfant ne sait plus où aller ni quoi faire de son temps libre pour éviter de sombrer dans la délinquance et autres maux sociaux.
Il y a des parents dépassés par le poids de la vie, le travail, etc. et ce qui sont carrément démissionnaires qui croient que seule la société peut forger leur enfant. A l'instar des autres régions du pays, l'enfant bouiri vit pleinement cette situation. La responsabilité est partagée entre la famille, la société et l'état. Il est navrant de constater l'absence de lieux d'attraction et de loisirs pour enfants, une situation due à la gestion anarchique des responsables concernés. Des projets de réalisation d'isard de jeux, stades, salles de loisirs et de sport, piscines, etc. qui accusent d'énorme retards ou encore mal gérés. Certains parents attendent le week-end pour accompagner leurs enfants à la forêt d'Errich ou à Tikjda pour ceux ayant la chance de disposer d'un moyen de locomotion pour pouvoir se distraire le temps d'une journée. Autrement, l'enfant n'a plus où aller jouer en toute sécurité. Le seul endroit dont il dispose est la cour du quartier ou de la cité ou il habite, mais faudrait encore qu'elle soit adéquate et bien ménagée à cet effet. Ce sont les voitures qui remplissent les cours des cités, des cours exploités comme parcs pour véhicules. Les parents comme leurs enfants sont désemparés, ils préfèrent garder leurs chérubins cloîtrés à la maison par peur du risque et du danger de cet extérieur incertain, accident de circulation, rapt et tous ce dont on entend parler quotidiennement. C'est pour tous ces inconvenances que le 1er juin dernier, à l'occasion de la Journée internationale de l'enfant, plusieurs centaines d'enfants des 12 daïras de la wilaya de Bouira ont battu le pavé, brandissant des banderoles réclamant l'application de la charte de l'Unicef relative à leurs droits. Droit à l'école, aux soins, à la famille, à la sécurité ou encore aux loisirs. Une délégation composée de 45 enfants représentant les communes de la wilaya a été reçue par le wali de Bouira au niveau du salon d'honneur du siège de la wilaya. Une déclaration a été toutefois lue par une fille avant de demander à l'assistance d'observer une minute de silence et de suivre l'hymne national répété par les enfants eux-mêmes. Cette action hautement symbolique et innocente des enfants de Bouira est un message clair aux pouvoir publics, à l'état algérien, qui doit impérativement mettre de côté les discours et passer à l'action à travers une prise en charge réelle des enfants, et ce, avant qu'il ne soit trop tard.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Adjaout
Source : www.lnr-dz.com