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Des collégiens pour la récolte de la pomme de terre Bouira : les autres articles



La récolte de la pomme de terre au niveau de la commune de Aïn Bessem draine une main-d''uvre particulière, notamment durant la saison estivale.Il s'agit en effet des collégiens et jeûnes chômeurs qui ont choisi de s'impliquer dans ce travail saisonnier. Si la grande saison des récoltes commence généralement au début du mois de juin, l'affluence sur la récolte du produit est souvent enregistrée durant les mois de juillet et d'août de chaque année, coïncidant avec les vacances scolaires. Ces ouvriers saisonniers viennent de plusieurs localités limitrophes, à l'instar de Ain El Hadjar, Ain Laloui, Souk Lakhmis, Bir Ghbalou et d'autres horizons différents. Ils proposent leurs services aux producteurs du tubercule, contre des parties financières modestes et sans aucune protection sociale.
«Le travail sur les champs de la pomme de terre commence dès les premières heures du matin», nous dira Hamid, jeune collégien que nous avons rencontré sur l'un des champs de production sis à la sortie sud-ouest d'Aïn Bessem. «Nous travaillons comme journaliers et notre rémunération est variable, puisque cela dépend du nombre de cageots qu'on remplit durant une journée, explique-il. Aussi, les heures de travail ne sont pas fixées, mais la récolte s'arrête vers la mi-journée, quand la chaleur bat son plein», ajoute le jeune collégien.
Des ouvriers déplorent également les conditions difficiles de ce travail particulier. Certains d'entre eux affirment que pour regagner le champ de récolte, il faudra traverser des dizaines de kilomètres, à cela s'ajoutent les dangers d'exposition à un soleil de plomb et des températures très élevées, et ce, durant des heures prolongées, affirme-t-on. «Notre mission se complique quand une partie ou une totalité de notre rémunération journalière se fait par l'octroi d'une quantité précise de pomme de terre que nous récoltons durant la journée, ce qui nous contraint à la vendre à des particuliers ou dans le marché quotidien des fruits et des légumes, à des prix très bas», regrettent-ils. «Nous n'avons pas d'autres alternatives. Pour faire face aux revenus modestes de nos familles, nous sommes contraints de venir à leur aide, à travers ce travail saisonnier, qui ne pourra couvrir que quelques dépenses nécessaires de nos familles», dira l'un d'eux.
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