Lancée à grand tapage médiatique en 2018, la grande opération d'intégration des jeunes recrutés pendant les années 2000, dans le cadre des dispositifs du pré-emploi, piétine toujours au niveau de la wilaya de Bouira et ce, malgré le recrutement de plusieurs milliers d'entre eux.En effet, hier encore, ils étaient des centaines à se dire victimes d'un oubli qui ne dit pas son nom puisque, malgré leur ancienneté, leurs diplômes universitaires et plusieurs années d'expérience au sein des différents secteurs dont l'éducation qui cumule à elle-seule plus d'un millier de pré-emplois non encore régularisés, ils ne sont toujours pas intégrés.
Selon certains « pré-emplois » que nous avons rencontrés sur place devant le siège de la wilaya, le directeur de l'éducation qui les a reçus dans la matinée, leur aurait dit qu'il ne possède plus de postes à leur proposer et qu'il attend toujours d'autres postes du ministère pour leur régularisation.
Après cette réponse, les dizaines de « pré-emplois » se sont alors dirigés vers le siège de la wilaya pour voir le wali, mais ce dernier aurait expliqué via un agent, que leur problème se situe au niveau de la direction de la Fonction publique et non à son niveau.
Cependant, pour ces dizaines de licenciés qui étaient là devant le siège de la wilaya, la décision de régularisation des pré-emplois prise par les hautes autorités du pays en 2018, était avant tout une décision politique, et aujourd'hui, s'ils voulaient voir le wali, c'est parce que leur régularisation se fera toujours sur une décision politique et celle-ci est du ressort du wali et non d'un quelconque directeur d'exécutif.
En attendant, ils étaient là à brandir des pancartes écrites en arabe sur lesquelles on pouvait lire, entre autres : « Où est mon droit dans l'intégration '» ; « Pas de recul, «Pas de répit, jusqu'à l'intégration » ; « L'intégration sans aucune condition ou préalable », etc. Pendant près d'une heure, des dizaines de personnes, hommes et femmes, scandaient à tue-tête des slogans appelant à leur intégration sans conditions, au même titre que les milliers de leurs collègues qui ont été intégrés durant ces trois dernières années, alors qu'ils étaient là avec eux durant toutes ces années de doute et de souffrances. Une souffrance qu'ils endurent toujours malheureusement.
Cela étant, et selon la majorité de ces jeunes qui étaient là devant la wilaya, la question de leur intégration dépend du gouvernement, qui doit créer de nouveaux postes dans différents secteurs afin que la direction de la Fonction publique qui est automatiquement saisie par les différentes directions, oriente chacun des pré-emplois selon son diplôme vers le secteur et le poste qui lui sied.
Y. Y.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yazid Yahiaoui
Source : www.lesoirdalgerie.com