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Création d'emplois à Bouira



Création d'emplois à Bouira
Les recrutements au niveau du secteur public administratif ont été gelés depuis 2012. Certaines entreprises, Ansej, Angem ou Cnac, emploient moins de deux personnes chacune.Le taux de chômage dans la wilaya de Bouira s'est établi à 7,81% en 2016. Selon le directeur de l'emploi de Bouira, Nacer Metnani, ce taux a été calculé sur la base du nombre d'employés, en plus de celui des chômeurs inscrits au niveau des agences locales de l'emploi (ALEM). «Ceux qui ne sont pas inscrits, ainsi que ceux qui travaillent dans l'informel, ne sont pas pris en considération dans le calcul du taux global du chômage», explique le même responsable.Cependant, beaucoup de jeunes, notamment ceux des communes isolées et rurales, se plaignent de la rareté des opportunités d'emploi. Dans leur quête pour un poste d'emploi, ces jeunes, laminés par le chômage, ne trouvent pas d'assistance. Le manque de communication des organismes étatiques marginalise des populations entières. Par ailleurs, jusqu'à la fin de l'année 2016, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits était de l'ordre de 22754, dont la tranche d'âge se situe entre 20 et 35 ans.Seuls 14% des inscrits ont un niveau universitaire. Un tiers d'entre eux n'a pas de qualification. Pour les postes d'emploi créés durant l'année écoulée, la plus grande partie revient au secteur économique, notamment le privé dans le BTPH, avec plus de 6000 postes de travail sur un total de 11808. Mais la durabilité de ces postes d'emploi pose toujours problème. Une fois un projet est achevé, les travailleurs se retrouvent automatiquement dans le cercle vicieux du chômage. Les recrutements au niveau du secteur administratif public ont été gelésdepuis l'année 2012.De son côté, M. Metnani déplore le manque de sérieux des jeunes au travail. «Nous avions des jeunes, sans niveau, recrutés dans des chantiers, comme celui de la pénétrante autoroutière Ahnif-Béjaïa, qui n'ont pas pu résister une semaine au travail. Les jeunes recrutés dans le cadre du préemploi dans certaines APC reçoivent des salaires sans travailler, et paradoxalement, ces APC se plaignent d'un manque d'effectif. Les mentalités doivent changer.» Aussi, 803 micro-entreprises ont vu le jour en 2016 dans le cadre des dispositifs Ansej, Angem et Cnac.Malheureusement, ces entreprises n'ont généré que 1160 postes d'emploi permanents, soit moins de deux employés chacune. Un nombre insignifiant par rapport aux coûts de création de ces petites entreprises qui, souvent, finissent par disparaître. «Les pouvoirs publics ont décidé de réorienter certaines activités vers les secteurs de l'agriculture, l'artisanat et le tourisme. Les autres créneaux d'activité, tels que le transport, sont saturés», dira le directeur de l'emploi de la wilaya.Le programme des locaux du président de la République, qui devraient absorber une bonne partie du nombre de chômeurs, n'a pas donné les fruits escomptés. Sur les 2353 locaux réalisés, 1718 sont été distribués à leurs bénéficiaires. Cependant, 60% de ces locaux ne sont pas exploités. Ces infrastructures qui ont consommé des budgets colossaux ne sont d'aucune utilité pour les chômeurs de la région.
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