Bouira - A la une

Colloque sur l'initiative nationale «Je protège ma patrie»



À l'occasion des événements tragiques du 17 Octobre 1961, plusieurs activités commémoratives ont été organisées, hier, à Bouira.Que ce soit au sein de la Direction de la culture qui a tracé deux événements à la Maison de la culture avec des journées nationales sur les arts plastiques, ou encore au niveau de la bibliothèque centrale, avec un colloque autour du patriotisme, ou encore au sein de la Direction de l'éducation qui a organisé, pour l'occasion, une journée commémorative au lycée Mohamed-Seddik-Benyahia de Bouira avec plusieurs conférences sur le thème. Des activités qui ont été rehaussées par la présence du wali pour certaines et du SG pour d'autres, et ponctuées par des visites chez des moudjahidine encore en vie, par le wali et plusieurs responsables civils et militaires de la wilaya, qui se sont enquis de leur santé en leur offrant à l'occasion des distinctions et autres cadeaux honorifiques.
Cependant, parmi toutes ces activités, le colloque régional organisé au niveau de la bibliothèque centrale de Bouira sur l'initiative nationale «Je protège ma patrie», et préparé depuis plusieurs semaines par des organisations, associations et syndicats nationaux, a été l'événement le plus marquant tant par le thème ô combien d'actualité par les temps présents et les menaces qui guettent le pays de toutes parts, que par la qualité des intervenants, des docteurs d'Etat qui sont venus d'Alger et d'autres wilayas du pays.
Ainsi, parmi les thèmes qui ont attiré le plus l'attention des présents dont beaucoup d'étudiants en histoire de l'université Akli-Mohand-Oulhadj, il y avait, outre la communication du professeur Abdelkrim Aziz sur «Les paris et les défis régionaux actuels», celle du professeur Sihamdi Barkati dont le thème de la conférence était «La protection de la pensée et la culture du peuple pour consolider les fondements de l'identité nationale». Le professeur abordera ce thème sous différentes facettes : sécuritaires avec la présence des éléments des différents corps de sécurité avec des armes et sur tout le territoire national ; la protection du citoyen contre les agressions naturelles assurée par les éléments de la Protection civile et, enfin, la protection du pays et du peuple contre les invasions technologiques à travers la Toile bleue, les autres blogs et sites, et supports médiatiques, y compris la télévision.
Là, le professeur Sihamdi pointera un doigt accusateur vers certaines chaînes de télévision privées lesquelles, plutôt que d'être un rempart contre les chaînes étrangères qui déversent leur venin en continu sur notre pays, et d'autres qui diffusent des programmes dénués de toute morale sociale et totalement contraires à nos m?urs, apportent de l'eau au moulin de ces chaînes en imitant bêtement leurs programmes et en diffusant, pour certaines, même des émissions propres à ces chaînes étrangères. Et ce professeur d'applaudir les dernières décisions de l'Autorité de régulation de l'audiovisuel qui avait retiré des agréments à certaines chaînes de télévision. Plus loin, le professeur Sihamdi parlera également de l'intelligence artificielle communément appelée l'AI, qui bat son plein à travers plusieurs pays du monde pour lutter contre les agressions culturelles étrangères et promouvoir la culture locale d'un pays ainsi que l'identité de son peuple.
Un rôle qui échoirait aux médias tant visuels qu'audio ou écrits, avec des journalistes qui doivent être vigilants sur les messages qu'ils destinent au citoyen qui est le consommateur de l'information et, donc, sujet à toute sorte de manipulation.
Dans ce chapitre toujours, le professeur Si Hamdi terminera en abordant le volet cinéma et histoire en rappelant que l'Algérie n'a pas ou très peu produit de films cinématographiques à la hauteur de son histoire millénaire. Il en veut pour exemple l'inexistence du film sur le fondateur de l'Etat algérien moderne, l'Emir Abdelkader, ou encore certaines résistances populaires qui ne sont pas du tout connues du peuple, avant de terminer en évoquant un sujet qui est d'actualité et qui fait l'objet de plusieurs questionnements : la présence ottomane en Algérie. Et au conférencier de rappeler que puisque l'Algérie n'a pas pensé à produire des films et autres feuilletons sur cette période, les Turcs, eux, viennent de produire un très long feuilleton sur le corsaire Barberousse et, bien entendu, avec la version historique qui leur sied. C'est dire combien les travaux cinématographiques et autres télévisuels sur notre histoire manquent cruellement.
En somme, avec l'ère de la cybernétique et de l'IA, il est temps pour l'Algérie d'investir dans ce créneau et d'une manière attentionnée pour rattraper le temps perdu, ou du moins, s'accrocher au train de la modernité. Il y va de l'existence des Etats dans un proche avenir.
Y. Y.
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