Les autorités locales de Bouira ont lancé, samedi dernier, une énième campagne de nettoyage travers les 45 communes que compte la wilaya. Cette mesure a pour but, selon le communiqué de la wilaya, de "combattre l'insalubrité et inculquer la culture de l'hygiène". Pour ce faire et d'après le communiqué, des instructions "fermes" ont été données au P/APC et au chef de daïra du chef-lieu de wilaya ? dans un premier temps ? de procéder à des opérations de nettoyage, de curage des avaloirs, enlèvement des ordures ménagères et gravas, etc.Cette opération de nettoyage, laquelle a débuté jeudi dernier, touchera les quartiers Draâ El-Bordj, Aïn Graouache, les cités des 1100, 140, 330 et 338 logements, ainsi que les quartiers des 179 et 176 logements, la cité AADL, le pôle universitaire et la zone de sport (stade OMS, piscine, salle OMS, les cités de jeunes filles aussi que les principaux boulevards de la commune de Bouira. Au-delà de l'initiative qui est au demeurant louable et fortement appréciée par les citoyens, il n'en demeure pas moins qu'elle reste confinée dans un cadre circonstanciel.
En effet, ces opérations de nettoiement sont dans la majeure partie des cas destinée à la "consommation locale" et dont le suivi n'est pas à la hauteur des espérances des citoyens. Ces derniers et lors des précédentes campagnes ont, en effet, très vite déchanté, lorsqu'ils se sont aperçus que cette propreté était éphémère. Certes, ce n'est pas le rôle du wali ni même des chefs de daïra de procéder à ses opérations. En revanche, leur rôle consiste à superviser, voire faire pression sur les APC, afin que ces dernières fassent leur travail correctement.
Et c'est là que le bât blesse. Les citoyens de Bouira assistent, en effet, à une véritable défaillance des services d'hygiène communaux. Le cas le plus édifiant est celui de la commune de Lakhdaria (ouest de Bouira), laquelle croule sous les déchets depuis près d'un mois sans que les pouvoir publics, à leur tête le premier magistrat de Bouira, ne parviennent à désamorcer le conflit opposant l'APC à l'Epic Nadhif et convaincre les citoyens de la localité de Zbarboura de rouvrir la décharge municipale. Un chiffre symbolise l'ampleur de la catastrophe sanitaire au niveau de cette municipalité : 300 tonnes ! En effet, durant la journée de samedi et selon les services communaux, pas moins de 300 tonnes de déchets ménagers ont été ramassés en une seule journée.
En outre, la problématique des décharges sauvages au niveau de la commune de Kadiria (33 km à l'ouest de Bouira), ne cesse de faire grincer les dents et provoquer l'ire des citoyens. Ces derniers, ulcérés par la gravité de la situation, ont décidé d'interpeller les pouvoirs publics, notamment le wali de Bouira. Cependant, aucune solution n'a été proposée par ce dernier. Au niveau du chef-lieu de la wilaya, les citoyens, du moins ceux interrogés, n'hésitent pas à pointer du doigt les services du Bureau d'hygiène communale (BHC), qui sont accusés de "défaillance". "Les préposés au ramassage des ordures sont défaillants. D'ailleurs, le comité de quartier a saisi le P/APC à plusieurs reprises, dans le but de remédier à cela.
En vain", expliquent nombre de citoyens de la cité des 130-logements. Pour eux, le wali est à encourager dans ses initiatives, mais il devrait "opérer un tour de vis" auprès des APC. "Vous allez voir, d'ici quelques jours, tout redeviendra aussi sale", indique-t-on encore. En effet et à travers nombre des quartiers de Bouira, les immondices et autres détritus n'en finissent pas de s'entasser au grand dam des citoyens. Au niveau du quartier de l'Ecotec, situé en plein c?ur de la ville, la saleté est devenue le lot quotidien des habitants. À chaque coin de rue, les détritus ménagers forment de gros tas, dans lesquelles les bestioles en tout genre prolifèrent dangereusement.
RAMDANE BOURAHLA
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ramdane Bourahla
Source : www.liberte-algerie.com