Culture à Bouira : Un secteur valétudinaire
Le secteur de la culture à Bouira est dans un état des plus végétatifs. Aucun événement de grande envergure n'y est organisé, aucune manifestation culturelle digne de ce nom n'a pu émerger, sans parler du tissu associatif, qui n'arrive toujours pas à s'imposer comme une locomotive de ce secteur léthargique. À ce titre, 67 artistes de la wilaya de Bouira et huit associations culturelles, avaient au mois de novembre dernier, adressé une requête au ministre de la Culture, dans laquelle, ils exigent le départ de l'actuel directeur de la culture. Ainsi, et hormis quelques galas organisés durant le mois de Ramadhan et activités occasionnelles, rien ou presque n'a été fait, afin de redynamiser la culture à Bouira. Tout d'abord, le projet du théâtre de plein air de Bouira, lancé en 2011 qui n'a toujours pas été achevé pis encore, il est à l'arrêt. Ensuite et s'agissant de la promotion du "label culturel" de Bouira, les responsables actuels, au même titre que leurs prédécesseurs, n'ont pas su le hisser à la place qui est la sienne. L'exemple le plus frappant est sans conteste celui du festival de Tikjda, ce festival, qui devait être institutionnalisé, a finalement été abandonné, faute d'une organisation viable et d'une vision à long terme. Autre festival qui en passe de "passer à la trappe" est celui du Festival national du livre et de la littérature amazighs. Un autre évènement qui a disparu des écrans radars depuis 2014, celui du Salon national du livre et du multimédia amazighs (SNLMA). Dans ce cas précis, même le Haut-Commissariat à l'amazighité (HCA), endosse une part de responsabilité, car il a totalement abandonné ce salon, qui était à sa 9e édition et porteur de beaucoup d'espoir pour l'émancipation de la culture amazighe. Ces dysfonctionnements en série font que "la culture se meurt à petit feu et étouffe" à Bouira.
RAMDANE BOURAHA
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ramdane Bourahla
Source : www.liberte-algerie.com