
Un conflit larvé oppose la section syndicale UGTA de l'abattoir avicole de Bouira (Avib), situé à Sidi Ziane, au directeur de cette unité de production, qui est accusé par les syndicalistes de procéder à des "licenciements abusifs" et aussi de "mauvaise gestion". Ainsi et selon une requête adressée à l'inspection du travail et portant le sceau de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), ce syndicat accuse le directeur de cette unité de ne pas avoir associé le partenaire social comme l'exige la loi, afin de procéder à des licenciements "abusifs et injustifiés". "Ce responsable a profité de l'arrêt technique de notre unité pour mettre fin d'une manière unilatérale et abusive aux contrats des travailleurs contractuels, sans jamais nous associer à ces décisions", mentionne ledit document. De plus, les membres de cette section syndicale imputent l'arrêt de cette unité non pas à un arrêt technique mais, selon eux, à un manque d'apprivoisement en ammoniac, un composant chimique essentiel pour la sauvegarde de la chaîne du froid. "À cause de la négligence des responsables de cette unité, l'ammoniac nécessaire au bon fonctionnement de notre unité est disponible en quantité insuffisante, ce qui a pour résultat l'arrêt de la production durant sept mois", affirment les rédacteurs de cette missive. Par ailleurs et selon la coordinatrice syndicale de l'Avib de Bouira, Mme Hassiba Chebah, le directeur de cette unité mènerait une "cabale" contre son syndicat. "Dès son installation, ce responsable s'est juré de mater les syndicalistes, et je suis affirmative dans mes propos", a-t-elle souligné. De son côté, le responsable de cette unité de production avicole, M. Sadat Hamimi, réfute en bloc ces accusations qu'il qualifie de "mensongères et infondées". Ainsi, pour ce qui est des présumés licenciements abusifs, le directeur indique : "Actuellement, nous sommes en arrêt technique du fait de la rénovation de nos installations et l'attente d'investisseurs français (...) Tous les licenciements, et je dis bien tous, sont des fins de contrats, et comme nous sommes à l'arrêt, je ne peux les leur renouveler", a-t-il soutenu, tout en précisant qu'il ne fait qu'"appliquer la réglementation." Dans le même ordre d'idées, M. Sadat certifie que la section syndicale a été "associée de manière effective" à ces fins de contact, tout en soulignant au passage qu'il a "fait une faveur à ce syndicat en l'associant." Une faveur ' À cette interrogation, notre interlocuteur répondra ainsi : "Tout à fait, car aux yeux de la loi, cette section est caduque, car jusqu'à la date du 31 mars dernier, elle n'avait pas présenté son bilan ni même la liste de ses adhérents", fera-t-il savoir, avant de nous présenter une requête adressée au SG de l'UGTA locale lui signifiant ce retard. À la question de savoir si ces travailleurs pourraient éventuellement être réintégrés après la reprise de la production, notre vis-à-vis dira simplement : "Ce n'est pas de mon ressort." S'agissant de la supposée pénurie d'ammoniac, ce responsable affirmera qu'il "n'a jamais été question de pénurie. D'ailleurs, nous continuons à assurer le service pour l'ANP et la DGSN." En conclusion, ce responsable évoque une "man?uvre malsaine" de la part du syndicat.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ramdane Bourahla
Source : www.liberte-algerie.com