Le MSP ne dérogera pas à la règle de conduite qu'il a adoptée depuis plusieurs années : l'entrisme et la participation politique.
Le président de la république a refusé de se présenter aux élections sous la coupe d'un parti politique », affirment les responsables du Mouvement pour la société pour la paix (MSP). Quelques heures seulement après les déclarations de son leader, Bouguerra Soltani, qui a déclaré, à partir de Bouira, que le MSP ne soutiendra pas un candidat à l'élection présidentielle issu d'une autre formation politique, le parti tente « de maintenir l'espoir et justifier son troisième soutien à la candidature du président Bouteflika ». Pour le chargé de communication du MSP, Mohamed Djemaa, le bureau national du parti a désormais le quitus du conseil consultatif pour définir « la position du MSP par rapport au prochain scrutin présidentiel ». Les affirmations de Bouguerra Soltani et de Mohamed Djemaa constituent une réponse claire au secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, qui a annoncé, la semaine dernière, que « Bouteflika sera le candidat du parti à la présidentielle de 2009 ».Le MSP semble convaincu du contraire. « Le président doit être le président de tous les algériens », lance Mohamed Djemaa. Mais le parti ne dérogera pas à la règle de conduite qu'il a adoptée depuis plusieurs années : l'entrisme et la participation politique. La question de la présidentielle sera, en tout cas, à l'ordre du jour de la réunion de l'Alliance présidentielle, qui se tiendra finalement le 30 novembre prochain et la position du MSP sera clarifiée davantage. Toutefois, la crise que couve le MSP, depuis plusieurs mois, risque de s'exacerber dans le cas où le sérieux rival de Bouguerra Soltani, Abdelmadjid Menasra présentera sa candidature à la présidentielle. Ce qui est probable, d'autant que les partisans de Menasra continuent à s'opposer à Soltani et à la trajectoire politique qu'il a imposée au parti.Dans le camp du président du MSP, on ne veut pas connaître une telle situation. C'est pour écarter une telle éventualité ' qui mènera le parti à l'implosion ' que le dernier conseil consultatif a accordé un délai supplémentaire à la commission de médiation pour tenter de concilier les deux parties en conflit. « La commission de médiation a un délai de 2 mois pour tenter de trouver une solution à la crise. Elle doit rendre ses conclusions à l'ouverture de la prochaine session du conseil consultatif, devant se tenir au début de l'année prochaine », explique-t-il. Selon lui, quels que soient les résultats de cette médiation, « le parti ne risque rien puisque le dernier congrès a donné carte blanche au président du parti ».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Madjid Makedhi
Source : www.elwatan.com