La plupart des commerçants de la ville avaient décidé de baisser rideau.En effet, rares les commerces qui étaient ouverts.
Le scénario de l'Aïd El-Fitr, où la plupart des commerçants de la wilaya de Bouira n'avaient pas respecté les consignes de permanence s'est répété avant-hier dimanche, premier jour de l'Aïd El-Kébir. Ainsi et en dépit des assurances des services de la Direction du commerce locale, lesquelles ont indiqué avoir envoyé plus de 1 300 réquisitions aux commerçants de la wilaya et qu'en accord avec les responsables de l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) de Bouira, la plupart des commerçants de la ville avaient décidé de baisser rideau.
En effet, rares étaient les commerçants ouverts durant le premier jour de l'Aïd. Et ils étaient encore plus rares, voire inexistants, ceux chez qui on pouvait trouver le moindre sachet de lait et encore moins une baguette de pain. La quasi-majorité des boulangers du chef-lieu de la wilaya avaient décidé de fermer boutique. Certains boulangers avaient en effet trouvé la parade pour échapper aux services de contrôle. Attendre le passage de ces derniers vers les coups de 10h du matin, faire mine de travailler, puis s'éclipser.
Les transports en commun étaient également paralysés. Pas une ligne de transport n'était disponible et la station de voyageurs de Bouira était carrément déserte. Par contre, dans certaines communes, telles que Kadiria, Lakhdaria, El-Hachimia, Bordj Okhris ou encore Bechloul, les commerçants avaient décidé de jouer le jeu, en appliquant relativement les consignes de permanence assignées par les services de la DCP.
Par contre, les pharmacies, qui devaient assurer le service minimum, ont préféré vaquer à leurs occupations. En effet, hormis ou deux pharmacies connues pour leur "sérieux", les autres pharmacies sont restées irrémédiablement fermées, malgré le fait que leur nom figurait sur la liste des permanences. Certains pharmaciens donnent l'impression d'avoir d'autres occupations que de veiller à ce que les malades, notamment ceux atteints d'une maladie chronique, ne manquent de médicaments.
Hier, un léger mieux a été constaté avec l'ouverture de certains commerces au chef-lieu de la wilaya. À titre indicatif, la DCP locale a procédé à la réquisition de 170 boulangeries, 110 stations-service et pharmacies, 900 marchands de fruits et légumes, 2 laiteries et 8 minoteries. Cependant, force est de constater que l'application de cette directive a été diversement suivie à Bouira, notamment au chef-lieu, où ni les appels, ou carrément les menaces de la DCP, ni ceux de l'Union locale des commerçants, n'ont réussi à persuader les commerçants de ne pas baisser le rideau.
RAMDANE BOURAHLA
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ramdane Bourahla
Source : www.liberte-algerie.com