Encore une fois, c'est par une gestion au coup par coup que les autorités de la wilaya de Bouira, répondent aux différentes demandes sociales exprimées ça et là à travers les quatre coins de la wilaya.Et c'est parce que les autorités ont démontré leur incapacité à faire face à tous ces conflits sociaux qui sont signalés chaque jour que Dieu fait, fruit d'un laxisme criant de la part des mêmes responsables qui se sont, pendant longtemps, contentés de répondre aux différentes grognes par un silence assourdissant, aujourd'hui ces mêmes autorités, à leur tête le wali de Bouira, en sont arrivés à la réalité amère : celle de subir les événements plus qu'ils ne les gèrent.
En effet, et rien que pour cette semaine, outre les différentes manifestations et autres colères citoyennes exprimées au lendemain des inondations causées par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la wilaya et ses différentes communes durant les journées de samedi et dimanche derniers, outre ces grognes que les responsables de la wilaya ont géré tant bien que mal, lundi dernier, le wali en personne et pendant que les citoyens du village Ighrem, qui avaient vécu une nuit cauchemardesque à cause des inondations, le réclamaient, le wali faisait donc face à un autre problème autrement plus grave : des citoyens de Sour-el-Ghozlane, qui venaient d'être retirés de la liste provisoire de logements sociaux, et qui se sont estimés lésés, avaient menacé d'un suicide collectif au cas où le wali en personne ne se déplaçait pas sur les lieux pour les écouter et comprendre la réalité de leur situation sociale et voir combien ces pères de famille qui avaient un moment fêté l'événement en voyant leurs noms figurer sur la liste des acquéreurs d'un logement social après des dizaines d'années d'attente, avant de se voir retirer après plusieurs mois d'attente et d'espoir.
Des pères de famille, une vingtaine, qui étaient décidés à passer à l'action en se jetant du haut du deuxième étage du siège de la daïra.
Et n'était la sagesse des policiers présents sur place et quelques sages de la ville, et toutes les garanties du monde qui leur étaient données que le wali allait les recevoir hier mercredi, ces pères de famille se seraient certainement jetés dans le vide, tant ils étaient vraiment décidés selon les témoins. Un événement qui a créé une panique indescriptible chez le wali et son entourage en apprenant la ferme décision de ces citoyens à passer à l'action au cas où le wali ne se manifestait pas.
Par ailleurs, hier matin, alors que le wali recevait, comme promis, dans son bureau ces pères de famille de la ville de Sour El-Ghozlane, des souscripteurs de 30 logements LPA de M'chédallah s'étaient déplacés vers le siège de la wilaya dans le but de voir le wali et essayer d'avoir une réponse définitive quant au sort réservé à ce projet, otage selon nos informations d'un conflit entre le maître d'ouvrage et l'entreprise réalisatrice.
Outre ces deux actions enregistrées au niveau du siège de la Wilaya, une troisième grogne citoyenne a été enregistrée durant la même journée d'hier mais cette fois, à 50 kilomètres au sud de Bouira, plus exactement à Dirah.
Là, ce sont des parents d'élèves du village Al Maleh qui se sont rassemblés devant le siège de la commune pour exiger pour leurs enfants, le transport scolaire ainsi que la réfection de la route et l'installation du compteur d'eau par l'ADE pour l'unique école primaire qui existe dans le village. Une requête jugée largement recevable et légitime par le P/APC qui s'exprimait sur les ondes de Radio Bouira et qui rappelle que pour la réfection de la route, l'enveloppe financière existe mais les procédures ont pris du temps pour attribuer le marché, alors que pour le transport scolaire, le même P/APC dit attendre un geste de la part de la wilaya pour octroyer un bus scolaire pour ce village dont les maisons sont aussi loin les unes des autres sur cette zone assez éparse.
Y. Y.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yazid Yahiaoui
Source : www.lesoirdalgerie.com