Bouira - A la une

Bouira soigne ses bêtes



La wilaya de Bouira, classée à vocation agricole, dispose de toutes les potentialités nécessaires pour hisser ce secteur au plus haut niveau. Des superficies agricoles à perte de vue et des coopératives, exploitations et autres investisseurs intègrent l'agriculture en masse. Bouira dispose, également, d'un potentiel agropastoral très important où évolue un cheptel estimé à plus de 350000 tètes essentiellement ovines à hauteur de 300000 unités, suivies par l'élevage bovin à environ 40000 tètes et caprin avec 16000 tètes.C'est un potentiel animal auquel la direction des services agricoles de Bouira accorde la plus grande attention font savoir les cadres de ce secteur, en vue de le protéger d'éventuelles maladies ravageuses comme cela a été un peu partout dans le pays durant certaines saisons, notamment en 2014. D'ailleurs, l'année écoulée, n'était-ce l'intervention rapide des services vétérinaires de la wilaya appuyés par le ministère de tutelle, la situation des élevages aurait tourné au drame. En effet, 31 foyers de clavelée sont apparus sur le territoire de la wilaya, 195 cas atteints enregistrés donnant ainsi la mort à 65 bêtes nous apprend le docteur Djamila Ben Belkacem, inspectrice vétérinaire de la wilaya. Aussitôt, enchaîne la même inspectrice, une campagne de vaccination fut déclenchée, c'était au mois de juin avec un quota de 20000 doses de vaccins accordées par le ministère de tutelle en vue d'assurer une protection préventive périfocale des exploitations concernées. Il a été procédé, également, à l'usage des mesures préventives devant de telles situations, à savoir l'isolement des animaux malades et la séquestration de l'exploitation, c'est-à-dire interdire le déplacement du cheptel ou à défaut contrôler ses déplacements en vue d'éviter d'éventuelles propagations de la maladie vers d'autres exploitations et bien entendu un suivi sanitaire et un traitement symptomatique s'ensuivirent automatiquement. Notre interlocutrice, à cet effet, affirme que quand l'intervention curative se fait à temps, même les animaux atteints se rétablissent et reprennent leur vigueur. Le docteur Djamila Ben Belkacem, également sur les autres maladies aussi à risque pouvant toucher le cheptel, cite, entre autres, la fièvre aphteuse, la rage bovine et canine et la peste des petits ruminants (PPR) etc.
Toutes ces maladies sont aussi combattues grâce aux vaccins, d'ailleurs «nous sommes en pleine campagne vaccinale» conclut-elle. En effet, en plus de la poursuite de la vaccination contre la clavelée qui continuera jusqu'à la fin du mois de février en cours, une autre campagne en parallèle est lancée, il s agit des vaccins anti-aphteux des bovins et antirabique (bovins et canins concernés). Cette campagne devait prendre fin le mois de décembre dernier, mais suite à des suspicions de l'introduction de quelques bovins atteints, probablement rentrés de la Tunisie, souligne la même vétérinaire inspectrice, «apparition de cas positifs àl l'Est du pays»' il a été décidé de prolonger cette campagne, également, jusqu'à la fin du mois de février en cours.
Enfin, notre interlocutrice a bien voulu rappeler l'importance énorme des différents élevages, notamment l'importance socio-économique et sanitaire. Elle a expliqué, à cet effet, que si le cheptel est mal entretenu, cela l'impactera à plus d'un titre, d'abord en nombre (la mise bas sera faible et les cas d'avortement augmentent) et la qualité également sera dégradée, ce qui se fera remarquer entre autres, par la qualité de la viande et de la laine. L'appel est donc lancé à tous les éleveurs à faire vacciner leur cheptel, la DSA de Bouira dispose d'un quota largement suffisant en vaccins et pour toutes les maladies citées.
Pour rappel, les vaccins sont essentiellement administrés chez des vétérinaires privés et il suffit juste de se rapprocher de l'une des 14 subdivisions de l'agriculture à travers le territoire de la wilaya de Bouira pour avoir la listes des vétérinaires mandatés pour cette opération, à défaut, les vétérinaires fonctionnaires de la DSA s'en chargent également.
La prévention est plus que jamais recommandée conclut le docteur Djamila Ben Belkacem et seul le vaccin est en mesure d'assurer un matelas immunitaire, une immunité exigée, surtout que la wilaya de Bouira dispose d'un marché de gros aux bestiaux, le transit des bêtes est permanent par la wilaya.
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