
Mercredi, d'importantes chutes de neige ont été enregistrées sur la ville de Bouira. Il est 15h, une caravane de solidarité à l'initiative de la Sûreté de wilaya se dirige vers le centre-ville à la recherche de SDF pour leur apporter secours et leur remettre des vivres. La première halte fut l'ex-gare routière où un SDF était signalé. Autre direction, la cité Errich idem. Les responsables décident daller vers les familles démunis. À Ras Bouira, quartier périphérique, nous avons découvert des familles qui vivent au moyen-âge. La première famille ciblée est celle de Lala Yamina. Elle est âgée de 75 ans, enveloppée dans sa robe kabyle très sale, grelottant de froid. À l'intérieur de la maison, son mari, 86 ans, est handicapé (aveugle, sourd et handicapé moteur). Une odeur nauséabonde se dégagé de l'intérieur. Cette famille ne vit que des aides des voisins. Selon l'un de ses voisins, durant cette vague de froid, il lui avait tendu une tasse de café et il a répliqué que cela fait 20 ans qu'il ne l'a pas goûté. Les services de Sûreté lui avaient remis des vivres et promis d'établir un PV détaillé au wali sur cette situation. Une autre famille a également été visitée. Sa situation n'est pas aussi meilleure que la première. Une vieille avec son mari aveugle âgé de 99 ans. Sur sa situation, elle dira : 'Je ne peux l'abandonner. Jusqu'à la mort. Personne ne s'est enquise de notre situation. Nous vivons de la solidarité des voisins.' Ce qui est choquant, c'est lorsque les voisins nous ont affirmé qu'elle a six enfants, mais personne ne vient leur rendre visite. Au centre-ville, à haouch 'Hadda', situé en face du siège de la commune, plus de dix familles vivotent dans des conditions inhumaines. Dans des semblants chambres parfois de 2 m2 construites en 'toub' avec des infiltrations d'eau de partout. Certains nous ont déclaré qu'ils habitent dans ces haouchs depuis plus de 40 ans. Malgré les promesses des autorités qui se sont succédé, leur situation est la même. Au niveau de Draâ El-Bordj, quartier résidentiel par excellence, se cachent derrière ses faubourgs, des bidonvilles construits en tôle. Trois femmes vivent avec leurs enfants. La solidarité affichée par les services de la DGSN a été très appréciée par ces familles démunies qui n'attendent qu'un geste réconfortant de la part de leurs gouvernants.
A. D
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Debbache
Source : www.liberte-algerie.com