Bouira - A la une

Bouira: L'olivier dans tous ses états



La chambre d'agriculture de la wilaya de Bouira vient d'organiser à son siège une journée sur l'oléiculture. L'évènement a été placé sous le slogan de «L'huile d'olive, une autre alternative de sécurité alimentaire».Une communication a porté sur le thème «Incidence des maladies et ravageurs sur les produits oléicoles». Le sujet a été développé par Dr Sihem Tellah, enseignante et chercheuse à l'ENSA. Elle commencera par donner un aperçu sur la situation de l'oléiculture en informant qu'«en Algérie, les surfaces agricoles consacrées à l'oléiculture ont atteint depuis 1999 à ce jour 500.000 hectares. Ce qui représente 40% du verger arboricole et viticole, avec 61 millions d'arbres et une production moyenne annuelle de 100.000 tonnes».
Il a été défini qu'actuellement en Algérie, l'olivier est cultivé à travers tout le territoire national, allant des zones montagneuses aux zones arides et sahariennes, contrairement au passé où l'olivier était la particularité d'une seule région. Ensuite, l'intervenante passera aux influences négatives des maladies et ravageurs sur le dessèchement du fruit et sa chute précoce, d'où l'incidence sur la qualité et la quantité de l'huile d'olive et l'augmentation du taux de son acidité. Ainsi, nous saurons que parmi les principaux insectes ravageurs des vergers oléicoles spécifiques à la wilaya de Bouira nous trouvons la mouche d'olive et la teigne de l'olivier. Autrement, il y a d'autres maladies comme la cochenille noire et le psylle de l'olivier. «La situation phytosanitaire de l'olivier reste très superficielle ; les pathogènes sont nombreux mais leur étude proprement dite reste inconnue. Il faut donc étudier les maladies et les insectes ravageurs et leur incidence sur cette culture en Algérie», a affirmé l'experte Sihem Tellah. Cependant, elle déterminera que «certains points essentiels doivent être pris en considération, c'est-à-dire la mise au point de méthodes d'échantillonnage des seuils économiques relatifs aux principaux pathogènes. Avec l'établissement de stratégies de contrôle plus sélectives».
Pour ce qui est d'assurer un fructueux avenir à la culture de l'olivier en Algérie, le conférencière dira que «la création d'un centre national de conservation de l'olivier où se fera la conservation, l'évaluation, la sélection et le développement de nombreux cultivars et écotypes locaux, est plus que nécessaire. Il est un besoin urgent d'utiliser de nouvelles techniques biotechnologiques qui pourraient contribuer à sauvegarder avec des caractéristiques particulières par l'identification génétique une nouvelle protection contre les maladies et les virus». Pour la chercheuse «ce n'est que de cette manière que l'olivier connaîtra une grande expansion ces prochaines années à la faveur de la généralisation des moyens modernes d'irrigation, tel le système du goutte-à-goutte et la modernisation de la récolte.»
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