Bouira - A la une

BOUIRA Le centre-ville de nouveau en ébullition



Moins de deux semaines après les événements qu'a connus le centre-ville de Bouira et qui a vu la quasi-totalité des commerces fermés, à cause de la décision des pouvoirs publics de démolir les vieilles bâtisses sans indemnisation, les commerçants sont revenus à la charge hier en observant une grève générale et en protestant devant le siège de la wilaya.
Sur place et devant un dispositif impressionnant de la police qui les a chassés du perron de la wilaya, les commerçants, qui ont bloqué le boulevard principal menant vers la wilaya, dénoncent les tergiversations des responsables locaux qui refusent de prendre des décisions courageuses concernant l'avenir de leurs commerces au niveau du centre-ville qui menace, selon l'avis du CTC, ruine. Ainsi et selon ces commerçants rencontrés sur place, malgré toutes les actions entreprises dernièrement, les décisions de justice continuent d'affluer en les sommant de quitter les lieux. Cette semaine, 11 commerçants ont reçu l'ordre de vider les locaux avec un ultimatum de 30 jours. Aussi et pour protester contre ces décisions et demander une solution équitable qui puisse prendre en charge convenablement leur problème, les jeunes commerçants se disent décidés à occuper la rue jusqu'à satisfaction de leurs revendications. Cela étant, selon un responsable de la wilaya, le problème qui se pose chez ces commerçants est que la plupart sont des locataires, alors que l'Etat ne reconnaît comme seul interlocuteur que les propriétaires des terrains. Des propriétaires de terrains dont certains ne se manifestent même pas et laissent l'Etat se démener avec les locataires qui, eux, sont là depuis des décennies et font vivre avec leur activité plusieurs familles. Pourtant, en 2008, lorsque le wali avait pris la décision d'ériger un boulevard digne de ce nom au niveau du chef-lieu de wilaya, il avait invité les commerçants du centre-ville pour leur parler du futur boulevard qui nécessite la démolition du vieux bâti et l'élargissement de la voie existante. A l'époque, le wali s'était engagé solennellement à sauvegarder l'activité de ces commerçants exerçant sur les lieux. Aujourd'hui, ils risquent avec ces décisions de justice de se retrouver dans la rue sans aucune indemnité et sans aucune ressource pour subvenir aux besoins de leurs familles.
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