Après la grève qui a gelé toute activité dans le secteur du transport interwilayas à Bouira, c'était au tour des transporteurs urbains de crier leur colère devant les injustices de la Direction des transports qui ne cesse de leur interdire des lignes qu'elle réserve à son petit protégé ETUB.
Après avoir interdit aux transporteurs d'Aïn H'djar d'assurer la navette de l'ancienne gare routière vers la nouvelle-ville, circuit réservé à l'Entreprise de transport urbain de Bouira, la Direction des transports jette cette fois-ci son dévolu sur la dizaine de mètres séparant l'hôtel Nassim de l'hypermarché Uno. Elle a, de ce fait, interdit aux 17 bus desservant la ligne numéro 2, soit celle qui relie le quartier des 140 logements à l'hôtel Nassim, de poursuivre leur trajet vers ce point d'affluence majeure, pour le céder exclusivement à l'ETUB. En effet, avec l'ouverture de cet espace commercial unique dans la région, l'affluence vers la sortie nord de la ville de Bouira a carrément explosé avec, à la clé, une aubaine pour les transporteurs urbains numéro 2 qui assuraient déjà le trajet avant l'ouverture du centre commercial. Cependant, c'était sans compter sur le nouveau venu ETUB qui, passant de simple navette de la gare routière, écume maintenant tous les quartiers de la ville, et dont le tarif de 15 DA le désavantageait face aux privés qui n'en faisaient payer que 10 DA. Du coup, la Direction des transports a interdit les quelques mètres reliant l'hôtel Nassim à l'hypermarché Uno à tout autre transporteur que l'ETUB. Ainsi, et estimant leurs droits constitutionnels bafoués, à l'exemple de l'égalité des droits et l'application des règles pour tous sans distinction, les transporteurs urbains numéro 2 qui desservaient jusque-là 80% des destinations dans la ville de Bouira ont gelé leurs activités depuis lundi et entament leur quatrième journée de protestation, et ce, sans réaction des autorités locales.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Katya Kaci
Source : www.lesoirdalgerie.com