Bouira - A la une

BOUIRA Sit-in des enseignants de tamazight



Le secteur de l'éducation à Bouira va mal, n'en déplaise au directeur de l'éducation qui s'en est allé proclamer avec un optimisme béat, lors de la dernière session de l'APW tenue la semaine dernière, que la rentrée scolaire s'était effectuée dans de très bonnes conditions, alors que tout le monde savait que le premier jour de la cette rentrée a été marqué par une grève des enseignants et des adjoints de l'éducation.
Ce mardi encore, alors que les enseignants des trois cycles venaient à peine de reprendre leur travail après plus d'une semaine de grève nationale, les enseignants de tamazight ont récidivé en observant devant le siège de la direction de l'éducation (DE) un sit-in de protestation. Lors de leur première action, les enseignants des trois cycles ont convenu d'observer chaque semaine un sit-in devant le siège de la DE jusqu'à ce que les responsables du secteur daignent répondre favorablement à leurs doléances. Des doléances concernant l'application des décrets et autres circulaires ministériels concernant tamazight, le volume horaire arrêté à trois heures pour chaque division et pour chaque palier depuis le primaire jusqu'à la terminale, les 18 heures arrêtées pour chaque enseignant avec six divisions, le coefficient de 2 au lieu de 1, ainsi que le caractère obligatoire de son enseignement au lieu du facultatif. En outre, les enseignants protestataires ont exigé l'ouverture de nouveaux postes tel que préconisé par le ministre de l'Education nationale, et le retour de l'enseignement de tamazight au niveau des établissements qui l'avaient supprimé abusivement au niveau du chef-lieu de wilaya. Enfin, ils exigent l'intégration de la totalité des enseignants contractuels dont une dizaine n'avait pas été encore été intégrée. Pour rappel, lors de l'audience qu'il avait accordée à une délégation représentant ces enseignants la semaine dernière, le SG de la DE s'était engagé à prendre en charge toutes ces doléances. Hier, une délégation a essayé de voir le DE mais celui-ci était en réunion. Finalement, la délégation s'est déplacée vers le siège de la wilaya où une copie de la plateforme de revendications a été remise au wali. Par ailleurs, à M'chedallah, mardi, le lycée Ben-Badis, classé lors du baccalauréat de juin dernier parmi les premiers avec un taux de réussite de 72%, était paralysé par une grève déclenchée par les enseignants. Les raisons invoqués pour ce débrayage sont le manque de responsables au niveau de cet établissement, comme le censeur, le surveillant général, le chef d'atelier des laboratoires informatiques, ainsi que certains enseignants de matières-clés comme les mathématiques et les sciences physiques, surtout pour les classes de terminale. L'absence des responsables de la DE pour prendre en charge ces problèmes a poussé les enseignants à déclencher une grève illimitée.
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