Bouira - A la une

Bouira



Bouira
Il ne faut pas s'attendre à une meilleure productivité de la campagne de la cueillette des olives dans la wilaya de Bouira, qui a débuté il y a près de deux mois et qui se poursuit à ce jour. Du moins sur le plan de la quantité et non de la qualité.Cependant, il était attendu que cette campagne sera médiocre eu égard au développement moyen de ce fruit, pour l'année oléicole présente, parce que les violents orages qui se sont manifestés, au tout début de la saison d'automne, ont drainé beaucoup de grêle, qui a fait chuter de si grandes quantités d'olives.Il y a aussi un autre facteur déplaisant qui est l'élément organique qui fait que le rendement de l'olivier se fait tous les deux ans. Quand on compte un verger oléicole qui dépasse les 35.800 hectares, soit 4 millions d'oliviers, dont près de 3 millions en productifs dans la wilaya de Bouira, il y a de quoi espérer un rendement assez favorable. Malgré ce potentiel important, la réalité du terrain est tout autre. Certes, les prévisions de la direction des services agricoles sont plutôt optimistes, quant à un rendement meilleur qui permettra d'espérer extraire une quantité de 7 millions de litres d'huile d'olive. Cet optimisme est expliqué par l'apport pluviométrique durant les mois de septembre et octobre et au cycle génétique des oliviers, un phénomène naturel qui permet une alternance tous les deux ans. Donc, cette année est appropriée au développement de l'olivier. Contrairement à la précédente campagne qui fut médiocre et n'avait pas atteint les 2 millions de litres. L'actuelle campagne promet de garantir un meilleur rendement, celle de l'année précédente avait connu une réduction de la production. Les causes ont été justifiées par l'alternance saisonnière qui fait que l'olivier produit une fois toutes les deux années.Il est tout aussi vrai que nous sommes loin des pires campagnes oléicoles des années 2013 et 2014, pendant lesquelles la production avait grandement baissé en raison de la sècheresse, des pluies tardives et les maladies spécifiques à l'olive qui se sont manifestées, telles que la mouche et le ver de l'olive. Depuis, des dispositifs spéciaux ont été mis en place par la direction des services agricoles et la chambre d'agriculture, en lançant des journées d'études et techniques, dans le but de sensibiliser les agriculteurs et oléiculteurs sur la nécessité de traiter leurs vergers oléicoles.Celles-ci se sont concrétisées par l'installation de pièges de capture, de plaquettes, contenant des matières qui éliminent à coup sûr ces insectes parasitaires. Les campagnes d'information et de sensibilisation, qui ont été initiées à l'endroit des oléiculteurs, n'ont vraisemblablement pas eu l'impact suscité. En définitive, et en dépit de tous les aléas cités, et qui peuvent causer la faiblesse du rendement de la campagne oléicole en cours, les prévisions des services agricoles sont restées plus ou moins optimistes, par contre, les prix de l'huile d'olive seront revus à la hausse. Et l'on avance déjà le coût de 800 DA le litre.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)