
Bien que la position du ministère de l'Education nationale, qui est somme toute appuyée même par le gouvernement, soit connue depuis plusieurs semaines, à savoir l'impossibilité d'un recrutement direct sans passer par le concours, les contractuels de l'éducation nationale maintiennent la pression et multiplient les actions sur le terrain dans l'espoir de faire plier le gouvernement et arracher auprès du président de la République une décision politique qui va leur permettre de recouvrer leurs droits.Hier, et à l'instar de plusieurs autres wilayas du pays, les contractuels de la wilaya de Bouira ont répondu à l'appel lancé à l'échelle nationale par le comité de suivi des enseignants contractuels.Devant le siège de la Direction de l'éducation de la wilaya de Bouira, ils étaient des centaines à observer un sit-in sur place ; les protestataires faisaient face à un impressionnant dispositif policier déployé devant le siège de la Direction de l'éducation dès la matinée pour les empêcher d'y accéder pour observer leur action à l'intérieur de cette enceinte de laquelle ils se revendiquent.Pendant près d'une heure, les enseignants protestataires, parmi lesquels il y avait des dizaines de femmes, essayaient de faire comprendre aux policiers et leurs responsables qu'ils n'étaient là que pour faire entendre leur voix et transmettre leur message à la tutelle ; un message fait certes de fermeté quant à leur revendication principale, celle d'une intégration directe dans leurs postes qu'ils occupent déjà depuis plusieurs années ; mais les policiers restaient intransigeants.Pour rappel, et d'après les représentants de ces contractuels que nous avons rencontrés sur les lieux, ils sont plus de 700 enseignants contractuels au niveau de la wilaya de Bouira et plus de 22 000 à l'échelle nationale.Cela dit, après de vaines tentatives de pénétrer à l'intérieur de la cour de la Direction de l'éducation, les protestataires ont fini par se résigner en observant leur sit-in devant le portail principal de la Direction de l'éducation, sur le trottoir et devant les regards des passants, alors que la cour de ladite direction était assez spacieuse pour les accueillir. Làet après une minute de silence, une déclaration a été lue à l'assistance et dans laquelle les enseignants contractuels réitèrent leur revendication principale?; celle d'une intégration directe et inconditionnelle.Signalons que lors de cette protestation, des membres du Conseil national du Cnapeste, à leur tête Yacine Hamraoui, étaient sur place. D'après ce syndicaliste, le Cnapeste qui a été solidaire dès le premier jour avec ces enseignants contractuels compte aller jusqu'au bout dans son soutien.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Y Y
Source : www.lesoirdalgerie.com