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BOUIRA



BOUIRA
C'est un véritable cri d'alerte que viennent de lancer les populations situées sur la bande sud, le long de la ceinture qui borde le Parc national du Djurdjura (PND), dans la wilaya de Bouira.Des milliers de populations vivant dans les communes de montagne comme Haïzer, Saharidj et Aghbalou, sont quotidiennement harcelées par les colonies de singes magots qui quittent leur milieu naturel pour migrer vers des lieux jusque-là considérés comme territoires éloignés des zones où ce primate avait habitude de vivre et de se multiplier. Aussi, et d'après certains témoignages, ces invasions, qui sont devenues quotidiennes ces dernières années, sont dues à la raréfaction de la nourriture dans l'habitat naturel de ces primates, mais aussi à leur multiplication importante ces dernières années au niveau de leur milieu jusque-là épargné par les feux et autres épidémies. Ainsi, au niveau des villages situés dans le périmètre du PND, comme Imesdourar, Illilten, Ivelvaren, et autres Thddarth Lejdid, dans la commune de Saharidj, mais aussi Takerboust, Ivahlal et Ath Hamdoune dans la commune d'Aghbalou, les populations qui avaient habitude de tirer profit de leurs cultures surtout les figues fraîches vendues à prix fort depuis un certain temps, mais aussi des cultures maraîchères et même des arbres fruitiers dont la saveur des fruits et le goût pour ceux qui savent savourer, sont incomparables avec ces produits des plaines et autres serres, tant les eaux des sources de montagne mais la pureté de l'air, rendent ces fruits exquis ; ces populations ne savent plus comment s'y prendre face à ces invasions de primates qui ravagent tout sur leur passage. Les singes magots cassent tout sur leur passage et le résultat fait que le labeur de plusieurs mois, voire de toute une vie, se voit réduit à néant en quelques nuits, au grand dam de ces paysans. Ainsi face à cette catastrophe, les responsables intervenant dans ce périmètre comme ceux des forêts, du Parc national du Djurdjura, de services agricoles mais également des communes, doivent se concerter pour trouver des solutions comme, par exemple, le recrutement de saisonniers qui doivent travailler en équipes, avec renforcement d'effectifs pendant la nuit pour dissuader ces primates de s'aventurer dans les périmètres agricoles afin de protéger des cultures et les produits agricoles arrivés à maturité. Parallèlement, les services spécialisés du PND doivent larguer ou déposer dans les milieux naturels de ces macaques de barbarie, de la nourriture adéquate et étudiée, en même temps que doivent être encouragées de nouvelles plantations comme les chênes, les églantiers, les prunes de chèvres, les micocouliers, les merisiers, les châtaigniers, les arbousiers, les framboisiers et pourquoi pas, au niveau de ces forêts de haute montagne, des figuiers et autre vigne sauvage.


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