
L'institut régional de la formation musicale de Bouira a ouvert ses portes au grand public du 28 avril au 1er mai à l'occasion du 20e anniversaire de sa création.Au programme, une exposition d'instruments de musique et des conférences sur la musique algérienne. Ainsi, ces portes ouvertes se veulent une étape d'évaluation des vingt années de cet établissement et surtout de permettre au public de savoir dans conditions a été crée et les défis relevés. Certes, l'idée d'ouvrir cet institut à Bouira a contribué d'abord à ouvrir les portes du monde musical aux centaines de jeunes, et ensuite à sortir de l'oubli l'ancienne église de la ville où il a été installé. Avant de servir de siège à cet établissement, l'église était à l'abandon.Cependant, l'ouverture d'une école de musique dans cette wilaya était au départ un rêve impossible à réaliser, selon Moncef Hasnaoui, directeur de l'institut. «L'idée de ce projet a commencé à germer quand j'étais étudiant en Russie (ex Urss) début des années 80. J'ai envoyé une lettre à Lamine Bechichi, ministre de la culture de l'époque, dans laquelle je lui ai expliqué mon projet d'ouvrir un institut pour promouvoir la culture musicale. Il a bien accueilli l'idée. Nous avons commencé à concrétiser le projet avec son prédécesseur, Aboubaker Belkaid, fin des années 80 et début des années 90», raconte M. Hasnaoui.En 1992, quand ce dernier a choisi Bouira pour travailler, le terrain culturel était encore en friche. Les gens au départ ne venaient pas, dit-il. «La situation sécuritaire et les traditions ont fait que les parents tergiversent pour inscrire leurs enfants au niveau de l'institut», ajoute-t-il. Pour convaincre les gens du bien fondé de ce projet, il faut aller à leur rencontre. «J'ai pris un petit piano et je me suis mis à jouer de la musique au niveau du square Si El Houès. Et c'est à partir de là que les gens, notamment des enfants, commençaient à venir vers moi et à s'intéresser à la musique. Quelque temps après, les parents ramenaient leurs enfants à l'institut», se souvient-il.Après 20 ans d'existence, l'institut a formé des centaines de musiciens, dont d'autres en sont devenus enseignants. Quatre annexes ont été ouvertes ou en cours, notamment à Laghouat, Jijel, Média et Béjaia. «Ma grande satisfaction est que le rêve d'ouvrir un institut de musique à Bouira a été réalisé et a porté ses fruits comme nous l'avons voulu. Et j'estime que j'ai accompli mon devoir envers mon pays et ma profession», conclu M. Hasnaoui.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ali Cherarak
Source : www.elwatan.com