L'idée part sans aucun doute d'un bon sentiment. En taillant les arbres sur la principale artère de la ville de Bouira, d'empêcher que les branches accrochent au passage des bus de transport public qui l'empruntent, l'équipe de travailleurs communaux qui, depuis quelques jours s'acharnant à dégager la perspective de cette voie, en s'attaquant à l'aide de scies aux branches des arbres qui la bouchent, avancent en tout cas cet argument. Absolument valable en période de greffe et de taille, entre janvier et février, au moment où la sève est figée dans les canaux des arbres, la taille devient une atteinte à l'intégrité (osons-le mot) à cet être vivant et, à travers lui, à l'environnement. Les explications fournies par ces travailleurs selon lesquels ces arbres ne sont pas fruitiers et ne subissent pas d'agressions ne satisfont pas pour peu qu'on ait des notions de botanique et d'écologie. En juin, la sève atteint le degré de puissance optimal. Couper une branche, c'est ouvrir une voie pour permettre à ce fluide vital de s'échapper. En couper plusieurs à cette période signifie presque la mort de l'arbre. Et puis, que fait-on de la fonction chlorophilienne et des échanges gazeux qui s'effectuent en cette saison avec des arbres comme le bigaradier ou le sureau qui bordent certaines rues de la ville de Bouira.Les branches qui encombrent les trottoirs de la principale rue qui coupe la ville en deux du sud au nord, témoignent de l'ignorance de cette branche de la science appelée botanique et de l'intérêt que présente l'environnement dans un monde en proie à des bouleversements climatiques terribles. On ne peut déplorer un tel gâchis sans condamner la main qui en est la cause.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ali D.
Source : www.elwatan.com