Plusieurs artères ressemblaient hier à des patinoires. Les caniveaux étaient bouchés et l'eau a stagné en plusieurs endroits de la ville.
Décidément nos élus ne changent pas. Les quelques pluies tant attendues, qui se sont abattues sur la wilaya de Bouira, ont, une nouvelle fois, mis en colère les citoyens. Plusieurs artères ressemblaient hier à des patinoires. Les caniveaux étaient bouchés et l'eau a stagné en plusieurs endroits de la ville. Ces désagréments remettent sur la table, le travail des élus communaux dont certains voulant briguer un nouveau mandat font les yeux doux aux électeurs. Tout au long de l'été qui s'est prolongé dans le temps cette année, les services techniques des communes ont passé leur temps à attendre.
Heureusement que certains quartiers ont pris l'initiative et ont fait le travail. L'exemple reste celui donné par les jeunes de la cité des 50 Logements, sur l'axe financier à Bouira-ville, qui ont passé la journée du samedi, vacances scolaires obligent, à déboucher les caniveaux et à nettoyer leur cité laquelle il y a deux années avait vécu une inondation qui était venue à bout des archives de la Cnas, située en contre-bas de la cité.
Pour le chef-lieu toujours et au niveau de l'ancienne ville, la situation a été plus dramatique. Les habitations, qui menacent ruine, sont un réel danger pour les occupants. La volonté des pouvoirs publics d'éradiquer ces dernières butte sur le refus de certains propriétaires d'adhérer à l'opération, plaçant leurs intérêts avant ceux des locataires. Les éléments de la Protection civile étaient en alerte maximum hier. Même si aucun accident n'a été enregistré, la situation doit trouver solution avant l'arrivée des grandes averses.
Hier, la circulation était sérieusement perturbée à travers plusieurs artères de Bouira. Sur le flanc Sud du Djurdjura, la commune d'At Laaziz et l'ensemble des hameaux collés à la montagne jusqu'à Taghzout vivent la peur au ventre. Les glissements de terrain de l'année dernière dus aux fortes averses sont toujours dans les mémoires. Précisons que plusieurs familles ont vu leurs habitations tombées et 4 familles touchées par la catastrophe occupent, à ce jour, des classes d'une école primaire à Taghzout.
En milieu rural, l'arrivée des premières pluies reste une vraie aubaine pour les agriculteurs qui commençaient à craindre une saison difficile. La campagne labours-semailles n'a toujours pas débuté en raison du manque d'eau.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdenour MERZOUK
Source : www.lexpressiondz.com