Même si une date approximative de la mise en service du dernier tronçon
autoroutier du centre séparant Chlef de Bordj Bou-Arréridj n'a pas été avancée
hier par le ministre des Travaux publics, M. Ghoul, il n'en demeure pas moins
que la cadence des travaux est satisfaisante, selon le premier responsable du
département ministériel concerné.
En visite hier au niveau de cette
partie de l'autoroute Est-Ouest séparant la wilaya de Boumerdès de celle de
Bouira, le ministre a inspecté les ouvrages d'art et les deux tunnels en voie
de réalisation. Il est à noter qu'il reste à achever seulement 20 km entre
Boumerdès et Bouira sur les 600 km qui concernent le lot centre de l'autoroute
Est-Ouest entre Chlef et Bordj-Bou-Arréridj. Au niveau d'un premier tunnel long
de 1.474 mètres, le taux de réalisation est de l'ordre de 96%, et il est prévu
l'achèvement des travaux au courant de ce mois de janvier, selon le ministre.
Pour ce qui est du «tunnel 2», long de 3.463 mètres, les choses sont plus
compliquées du fait de la nature du relief. Néanmoins, le taux d'avancement des
travaux est très appréciable, de l'ordre de 80%.
Lors d'un point de presse sur les
lieux du chantier de cet important tronçon, M. Ghoul a insisté sur le fait que
cette partie de l'autoroute Est-Ouest, qui rattache Larbatache à Boumerdès par
Lakhdaria, au niveau de la wilaya de Bouira, est d'une priorité extrême eu
égard au désengorgement qu'elle va entraîner par rapport à la RN.5. Sans mettre
la pression sur les entreprises réalisatrices du projet, le ministre a reconnu
que ce couloir est l'un des plus complexes à tout point de vue. Au passage, il
n'a pas manqué de mettre un exergue les efforts fournis par les autorités de la
wilaya de Boumerdès ainsi que les services de sécurité, notamment lorsqu'il
s'agit de la sécurisation de cette zone et de l'emploi des explosifs.
Il faut savoir qu'après la
livraison de ce tronçon, l'automobiliste traversera la distance entre Alger et
Bouira en une durée approximative de 40 minutes.
Enfin, avant de quitter le
chantier, un groupe de travailleurs algériens a accosté le ministre pour lui
faire part de leurs préoccupations professionnelles, et en premier lieu le
salaire qui ne dépasse pas les 15.000 dinars et l'absence de contrat de travail
avec l'entreprise chinoise CITIC.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : K R
Source : www.lequotidien-oran.com