Bouira - Revue de Presse

Attentats terroristes: Retrait des accréditations aux correspondants de l'AFP et Reuters



Les accréditations des correspondants des agences de presse britannique Reuters et française AFP ont été retirées suite aux fausses informations sur des attentats terroristes perpétrées ces derniers jours, en Algérie, a annoncé, mardi à Alger, le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza. Les premières mesures prises par le ministère, après la convocation des deux correspondants de ces agences de presse, étaient de retirer leurs accréditations, «après que ces derniers aient reconnu leur responsabilité», a-t-il dit, lors d'un point de presse animé à l'issue du conseil du gouvernement. Le ministre a précisé qu'il ne s'agit pas, dans cette affaire, de la fermeture des bureaux de ces deux agences. Le chef du gouvernement avait déclaré, un peu plus tôt, en marge de l'ouverture du Colloque international sur la gestion immobilière, qu'après étude du dossier, des mesures seront prises à l'encontre des deux agences d'informations. Les correspondants de l'AFP et de Reuters, rappelle-t-on, ont diffusé des informations erronées sur le bilan de l'attentat de Béni-Amrane et d'un fictif autre attentat perpétré, la même journée lundi, à la gare routière de Bouira. La première institution à avoir démenti ces informations, qualifiées de véritable intox, a été le ministère de la Défense nationale qui a affirmé, lundi soir, que le bilan de l'attentat de Béni-Amrane faisait état de deux personnes décédées: un ressortissant français activant au compte de la compagnie Razel et son chauffeur, de nationalité algérienne. Le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales a, quant à lui, apporté un démenti catégorique à une dépêche de Reuters faisant état d'un attentat à l'explosif à la gare routière de Bouira. «Une dépêche de l'agence Reuters, reprise pas des médias étrangers, fait état d'un attentat à l'explosif à l'est d'Alger, au niveau de la gare routière de Bouira, qui aurait fait plusieurs victimes. Cette information est dénuée de tout fondement», a indiqué un communiqué du ministère, daté de lundi. Les deux correspondants avaient été convoqués, lundi, au siège du ministère de la Communication pour de plus amples détails sur les sources de l'information diffusée. Commentant ces fausses informations, une source du ministère de la Communication a estimé que «dans les deux cas, les correspondants de l'AFP et de Reuters ont fait preuve d'extrême légèreté dans le traitement des informations sensibles relatives au terrorisme». La même source souligne que «le travail journalistique, y compris dans l'aspect sécuritaire, est totalement garanti et respecté en Algérie, mais n'autorise pas, en revanche, des comportements irresponsables et répétés contraires à l'éthique et à la déontologie journalistiques, s'agissant, surtout, du terrorisme qui se nourrit précisément de propagande».
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