Le FFS serait-il l'éternel incompris en Algérie ' En tout cas, vis-à-vis de la presse, le premier secrétaire du FFS le confirme, lui qui a parlé à plusieurs reprises de cette profession, tantôt encensée, tantôt critiquée lors du meeting qu'il a tenu, hier, au niveau de la maison de la culture Ali- Zamoum de Bouira.
D'emblée, Ali Laskri s'est adressé aux journalistes présents dans la salle pour exprimer, à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, la solidarité du FFS envers cette profession qui a payé un lourd tribut en rendant hommage aux martyrs de la profession, mais aussi, au combat que les journalistes mènent au quotidien dans l'exercice de leur profession. Cependant, Ali Laskri leur fera vite un reproche en rappelant que le FFS a été parmi les rares partis qui ont soutenu les militants associatifs qui ont été condamnés ces derniers jours, mais qui n'a pas eu droit à une très bonne couverture médiatique et parfois même, il a été victime d'une censure tout court. Le premier secrétaire du FFS n'est pas resté là puisqu'il évoquera le leader du parti, Hocine Aït-Ahmed et l'épisode où la presse rapportait que le chef charismatique du FFS aurait fait une escale à Alger pour négocier les quotas de cette future Assemblée. Pour le premier responsable du FFS, cette fausse information rapportée par la presse est un crime de lèse-majesté. Un crime commis au nom de la liberté de la presse envers un symbole de la nation, un repère dont les journalistes mal avisés et inconséquents essayent de salir. «C'est inadmissible et c'est intolérable de la part de la presse et des journalistes qui travaillent pour des officines occultes, prêtes à démolir tous les repères de cette nation qui a payé un lourd tribut pour recouvrer son indépendance», dira Ali Laskri en haussant le ton et en regardant du côté des journalistes comme pour les montrer du doigt, avant de préciser qu'il n'en veut pas aux journalistes qui font convenablement leur travail mais qui sont souvent censurés. Par ailleurs, lors de ce discours de plus d'une heure qui a été précédé par plusieurs interventions des cadres locaux du parti qui ont parlé, entre autres, de la nécessité de promouvoir tamazight comme langue nationale et officielle aux côtés de la langue arabe, Ali Laskri est revenu revenu plusieurs fois sur les raisons qui ont amené le FFS à participer au scrutin. C'est que la salle de la maison de la culture avait du mal à se remplir et le boycott auquel ont appelé certains ténors du parti et qui sont largement relayés par la presse y est pour quelque chose. D'ailleurs, même sur ce point, la presse a été encore une fois stigmatisée en lui reprochant de donner des «pages entières» aux dissidents et de dénier aux autres cadres du FFS le droit de parler. En somme, le FFS, qui aspire à instaurer un pacte démocratique et social avec les forces vives de la société et de la nation, le FFS qui a opté pour la participation pour justement pouvoir aller en toute liberté à la rencontre de la population partout en Algérie, le FFS qui a décidé d'être présent dans cette tribune officielle qu'est le Parlement pour pouvoir transmettre fidèlement les souffrances du peuple, promet aux citoyens la fidélité de ses élus à rester indépendants pour être toujours une force de propositions et d'opposition.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Y Y
Source : www.lesoirdalgerie.com