En dépit de son officialisation, la promotion de la langue amazighe pose toujours problème. Dans la wilaya de Bouira, des institutions publiques refusent toujours de la reconnaître.Plusieurs administrations, notamment les APC et daïras, pourtant destinataires dans le passé d'une note ministérielle, n'ont pas mis à jour les panneaux et autres plaques en introduisant Tamazight. Les exemples sont légion.
Exception faite de quelques APC et banques, la transcription des enseignes des édifices publics et autres établissements en Tamazight est rare, pour ne pas dire inexistante. «J'ai toujours soulevé ce problème lors des sessions organisées à l'APC de Lakhdaria. Hélas, notre demande n'a jamais suscité l'intérêt des autorités locales», a regretté Gaci Abdelkader, ex-sénateur et membre de l'Assemblée populaire de la commune de Lakhdaria, à l'ouest de Bouira.
Dans cette région, aucun fronton indiquant le nom des établissements dont la gestion relève des prérogatives de l'APC, dont le siège de la mairie, la bibliothèque et salles de soins, sont écrits en Tamazight. «Cela fait presque deux ans que j'ai pris l'initiative en saisissant le maire, le wali et récemment le président de la République sur cette affaire. Mes doléances sont restées lettre morte», a déploré Ali Mokrane, un habitant de Lakhdaria.
Ce dernier, un fonctionnaire à l'APC en question est victime de représailles pour avoir exprimé et rendu public un cas avéré stigmatisant et empêchant la promotion de la langue berbère dans sa commune.
Faut-il rappeler encore une fois que dans son article 4 de la Constitution qu'en plus de la création d'une Académie algérienne de la langue Tamazight, celle-ci est également langue nationale et officielle et l'Etat ?uvre à sa promotion et à son développement dans toutes ses variétés linguistiques en usage sur le territoire national.
Le P/APC de Lakhdaria aurait refusé de prendre l'initiative en motivant l'absence d'une note ministérielle. Le Directeur de la réglementation et des affaires générales (DRAG) de la wilaya de Bouira, avec qui nous nous sommes entretenus au sujet de cette affaire, s'est engagé à trouver une solution au «problème» posé. L'avenir nous le dira.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar Fedjkhi
Source : www.elwatan.com