Bouira - A la une

85 familles menacées d'expulsion



85 familles habitant la cité 85 logements Enad, située en plein centre-ville de Sour-el-Ghozlane, à 30 kilomètres au sud de Bouira, sont menacées d'expulsion à cause d'un conflit entre l'entreprise Enad et un transporteur qui était lié avec elle par un contrat et qui réclamait à celle-ci la somme de 5 milliards de centimes, cumul des années de transport d'ouvriers et de marchandises, ainsi que les retards de paiement.Selon nos informations, ledit transporteur, et après plusieurs tentatives de récupérer son argent, aurait porté l'affaire en justice contre l'Enad. Il faut rappeler que pendant ses années fastes 1980, l'entreprise avait construit des centaines de logements, dont certains de haut standing juste à côté du complexe.
Un autre site, situé un peu en retrait, a été choisi pour des logements individuels, et enfin, un troisième site a abrité les 85 logements dédiés aux travailleurs. Cette dernière cité a été, selon nos informations, construite dans le cadre strictement social, puisque l'entreprise Enad aurait donné des engagements à ses propres travailleurs, qui y étaient installés avec leurs familles, que ces logements ne leur seront jamais retirés.
D'ailleurs, actuellement, et après 27 ans depuis qu'ils occupent ces logements, c'est avec une grande surprise qu'ils apprennent qu'un transporteur qui réclamait de l'argent à l'entreprise aurait eu gain de cause au niveau de la justice et que, face à l'incapacité de l'Enad, déficitaire depuis plusieurs années, de réunir la somme réclamée, la justice se serait penchée sur une autre solution, celle de vendre un des biens du groupe via un liquidateur dûment désigné pour payer ce transporteur. Et en l'occurrence, le choix est tombé sur la cité des 85 logements Enad qui devrait être vendue aux enchères. Comprendre par là, et dans un premier temps, l'expulsion des familles qui occupent les lieux. Pourquoi le choix de la cité des 85 logements et pas un autre site ' C'est la question que ces pères de famille se posent sans qu'ils aient une quelconque réponse.
Aussi et passé le moment de stupéfaction, les locataires dont certains ne sont plus de ce monde, leurs veuves et leurs enfants occupant les logements, interpellent les plus hautes autorités du pays, pour leur venir en aide et trouver une solution afin de leur éviter de se retrouver à la rue par la faute d'une gestion archaïque de l'un des fleurons de l'industrie algérienne dans les années 1980 et 1990.
Y. Y.
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