Bordj-bou-arreridj - Revue de Presse

Zerhouni : «Les walis délégués seront désignés assez rapidement»



«Il y a certaines démarches que nous avons engagées qui ont été en deçà des espérances. Nous constatons aujourd'hui qu'il y a des éléments qu'il faut corriger», a répondu le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, en marge de la conférence d'hier à propos de la défaillance de l'administration locale.

La wilaya ne répond pas toujours aux attentes des citoyens, lui est-il souligné. «L'objet de la formation, de la dotation personnelle, des réunions que nous faisons avec les walis, les chefs de daïra, les APC, c'est pour prendre en charge ces situations», a-t-il dit. Interrogé sur le statut du P/APC, le ministre indiquera que «nous travaillons dessus et nous faisons notre possible pour le présenter avant la fin de l'année ou le début de l'année prochaine. Nous y viendrons». A propos du nouveau découpage administratif, Zerhouni fera remarquer que «le président a touché du doigt là où la plaie fait mal, le problème de l'encadrement. Dans notre démarche, nous allons progressivement, les wilayas administratives et les walis délégués vont être désignés assez rapidement. Les walis délégués auront comme mission de mettre en place tous les services, à commencer par ceux de proximité, c'est-à-dire tous les services nécessaires à un bon fonctionnement d'une wilaya. Et au fur et à mesure de l'avancement de ces mises en place et là où les choses seront favorables, rien ne nous empêchera d'opter pour aller vers plus, aller progressivement, raisonnablement et sereinement pour éviter de tomber dans des situations où on fait des transferts d'attributions, de dossiers, d'archives que nous ne contrôlerons plus et qui poseront plus de problèmes qu'ils n'en résoudront. Vous avez aujourd'hui des exemples de wilayas créées en 84 qui n'ont pas tous les services, la wilaya de Bordj Bou Arréridj d'où on doit remonter à Sétif, ou même à Constantine ou à Annaba pour certains services publics. A Relizane, la même chose. Le président a dit qu'on fait appel aux citoyens pour qu'ils nous accompagnent d'une manière raisonnable et avec un peu de patience pour que les services publics de proximité soient mis en place le plus rapidement possible». L'urgence d'un découpage administratif, Zerhouni la voit à travers les premières données de l'opération de recensement débutée en avril dernier et présentée hier par le directeur général de l'ONS. «L'urgence, je l'ai signalée en filigrane quand j'ai relevé que 86 % de la population vivent dans les centres urbains et 80 % dans le Nord. Ce qui veut dire que l'organisation de l'administration nationale doit accompagner ces changements dans la population. Cela veut dire que là où il y a une plus forte population, il faut renforcer la présence des services publics et nous commençons par le faire à travers les créations de ces nouvelles circonscriptions administratives». Zerhouni estime que le nouveau découpage administratif va au-delà des recommandations de la commission de réforme des missions et des structures de l'Etat du fait qu'il y a beaucoup de choses que nous avons faites qui vont au-delà. Va-t-on vers la régionalisation du pays ? «Ce sont des choses qui viennent progressivement, ce que nous visons, c'est mettre les institutions locales des APC et de wilayas en état d'épuiser au mieux tous les moyens, d'être en mesure d'utiliser au maximum toutes les attributions dont elles disposent aujourd'hui, toutes les ressources financières qu'elles peuvent mobiliser, ça c'est le basique avant de donner plus. On peut les alourdir avec de nouvelles attributions mais elles ne sont pas en mesure de les exploiter, nous allons encore vers un marasme des plus sévères. Nous n'avons pas d'exclusif, nous n'avons pas d'exclusion sur les idées», note-t-il. Bien qu'aucune échéance n'ait été fixée pour la mise en oeuvre du nouveau découpage administratif, Zerhouni affirme que «ça ne va pas tarder pour au moins désigner les walis délégués.»

La qualité des P/APC ne relève-t-elle pas de celle des candidats que les partis politiques présentent aux élections ? lui avons-nous demandé. «Ca se discute selon les pays et selon les sociétés. Il y en a qui vous suggèrent que pour être élu dans une APC, il faut un certain niveau d'éducation, cela ne veut pas dire que celui qui a un diplôme est un bon gestionnaire, aura l'appui de l'ensemble de la population, ou qu'un diplômé a une meilleure sensibilité des demandes de la population. Dans d'autres situations, il y en aura qui vous diront que l'un des critères de la démocratie est que la candidature soit libre. Nous souhaitons évidemment que les partis fassent des efforts dans la désignation de leurs candidats. Je vous fais remarquer que si nous avons eu une amélioration de la composante des APC et APW en novembre dernier, c'est pour beaucoup dû à l'effort qui a été fait dans la plupart des partis. Ils ont effectivement essayé de présenter des candidats crédibles et compétents, c'était dans leur intérêt. Du fait de la transparence garantie des élections, le parti qui présentait des candidats non compétents, non crédibles, s'exposait à des choix adéquats.»


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