Samedi dernier, le CA Bordj Bou-Arreridj a vécu une journée déterminante pour son avenir. En réussissant un exploit face au MC Alger au compte de la 28e journée samedi dernier à domicile, le CABBA en a terminé avec une saison galère. Déjà relégué sportivement il y a un an, il avait été rattrapé par le fond du short pour finalement rester en Ligue 1. Cette fois, les hommes du président Moussa Merzougui n'auront pas cette opportunité. Ils joueront en Ligue 1, la saison prochaine.
La Nouvelle République : Quel bilan dressez-vous de cette saison ' Moussa Merzougui : Après une année de travail, il y a des choses intéressantes. Sur le plan footballistique, nous avons été dans une situation mitigée. La formation se portait assez bien. Le CABBA était constant mais sans progresser par manque de moyens. Nous avons beaucoup souffert durant la phase retour. Nous n'avons pas su attraper le niveau et nous y maintenir. Tout cela est dû aux moyens financiers et le mauvais faux pas du début de saison. Nous finissons difficilement la saison. Quel sentiment ce constat vous inspire-t-il ' De la frustration, de la colère ' Non, aucun. C'est comme ça, c'est la loi du foot, la règle sportive. On peut toujours créer une osmose entre des entraîneurs, des joueurs pour hausser le niveau de l'équipe. C'est ce qu'il s'est passé dans certains matchs. Mais une saison commence début août et se finit fin mai. Quand on la débute en octobre, c'est trop tard. Quand on regarde nos matchs, sans celui du MCA samedi dernier, et si on arrête ces matchs en question à la 90e minute, nous avons conservé la 12e place au classement pour un bon moment. Ça prouve que l'équipe était toute proche de la relégation. Mais, le rebondissement face au MCA a été sauveur pour toute la saison. Quelles sont les principales mesures prises après le maintien du club à la Ligue 1 ' Après avoir réalisé ce saut qualitatif face au MCA, nous allons procédé d'abord à l'enrichissement de l'effectif de l'équipe par le recrutement de nouveaux joueurs des différentes zones de la région, afin de faire face à une compétition d'une autre trempe, la saison prochaine. Nous allons aussi démarrer très tôt les entraînements, pour que les joueurs acquièrent la condition physique nécessaire et réalisent la cohésion du groupe. Mais avant tout cela, nous allons faire un bilan de cette saison et mettre fin à la crise qui frappe le club chaque saison. Cette crise date-elle d'aujourd'hui ' Cette crise a débuté, il y a plusieurs années de cela. A mon avis, il faut mettre fin à cette situation et à ces querelles dont la seule victime est le football qui a enchanté la région à plusieurs occasions. A votre avis, la crise est-elle un problème entre l'équipe de football et le comité directeur ' A mon avis, ce n'est pas un problème entre l'équipe de football et le comité directeur, mais c'est un conflit entre personnes. Il aurait été plus simple d'ouvrir le dialogue entre tous ceux qui aiment le CABBA (ancienne et nouvelle génération de dirigeants) et de régler le problème. Les anciens dirigeants ont-ils été contactés pour venir à la rescousse ' Je pense qu'au vu de ce que s'est passé, aucune personne sensée ne pourrait diriger le CABBA dans les circonstances actuelles parce que les règles ne sont pas claires surtout du côté financier. Je pense qu'il n'y a que le comité qui est en mesure de régler cette situation en mettant à la disposition de cette équipe, les moyens financiers et logistiques à temps. Et le rôle des supporters ' Je pense que depuis quelques années, les supporters jouent de moins en moins leur rôle. Ils avaient auparavant le droit de s'exprimer librement lors des assemblées générales. Leurs suggestions et leurs interventions étaient prises en considération lorsqu'elles allaient dans le même sens que les intérêts du CABBA. Depuis deux ans, nous assistons à des querelles entre supporters et membres dirigeants. Et ceci n'est pas un signe de bonne santé du fait que ceux qui osaient émettre des critiques ou voulaient apporter un plus étaient automatiquement écartés. Dans l'intérêt du CABBA, il faut dépasser ces rancunes et créer une solidarité autour du club permettant à tous de travailler dans la sérénité. Dans l'état actuel des choses, les règles ne sont pas claires et ce qui est arrivé cette saison est une leçon qui doit faire réfléchir les bonnes volontés. Une fois la situation éclaircie, il y a beaucoup de personnes qui présideront le CABBA avec plaisir. Conclusion ' J'espère que la famille du CABBA nous ne laissera pas tomber la saison prochaine. C'est l'affaire e tous !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S K B
Source : www.lnr-dz.com