La culture de la verdure, des espaces naturels et des beaux jardins fleuris, ne semble pas faire partie des priorités des responsables, ni de l'éducation de certains.La commune de Bordj Bou Arréridj, non seulement manque d'espaces verts, mais maltraite ceux existants. «On ne vous demande pas des palmiers à 40 000 DA l'unité mais juste de protéger ce qu'il y a et des jardiniers pour entretenir ce qui existe déjà», réclament des citoyens qui admettent mal de voir «l'argent du contribuable censé être dépensé pour d'autres nécessités, détourné à des fins obscures». Ce sont les propos de quelques citoyens de la ville bien intentionnés, qui nous ont dernièrement rendu visite à notre bureau. A titre illustratif, les jardins El Wiam, Zerouki, place de la Liberté, et d'autres encore, situés au centre-ville, sont aujourd'hui dans un tel état de délabrement et de négligence, que les plus anciens parmi les Bordjiens, qui, bien évidemment les ont vus sous de meilleurs jours, se disent offusqués.
L'on se rappelle qu'auparavant les gens y promenaient leurs enfants ou s'asseyaient sur les bancs pour se détendre et s'aérer, histoire d'oublier un peu le stress de la ville'mais qu'en est-il aujourd'hui ' «Même au printemps, ces lieux sont déprimants», disent nos visiteurs. C'étaient pourtant les endroits les plus attrayants de la capitale des Bibans, font-ils encore remarquer. Il y a quelques années, ils étaient tout de même en bon état. N'oublions pas que ces parcs font partie des jardins historiques de la ville, avec celui du Château El Mokrani. Mais il fallait compter sans la désastreuse gestion communale qui a enfoncé le clou, s'insurgent-on.
Et pour cause ! Ces jardins ne sont plus actuellement que des dépotoirs de plus dans la ville, avec des allées défoncées, des bancs usés, des jeux, -comme les toboggans et le reste-, déglingués et cernés par les innombrables détritus, notamment les bouteilles en plastique et les tessons de verre. Les familles et autres amoureux de la nature n'osent plus s'y aventurer.
L'on n'a plus le droit de prendre un bol d'air puisque tous ces lieux sont jetés en pâture aux adeptes de Bacchus, aux drogués et autres joueurs de poker.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.elwatan.com