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Le Volley-Ball Algerien sur une pente raide Manque d'infrastructure et «Fuite» des techniciens locaux



Le Volley-Ball Algerien sur une pente raide Manque d'infrastructure et «Fuite» des techniciens locaux
Le volley-ball algérien, qui comptait jusque-là parmi les ténors sur la scène continentale, amorce un net recul en 2012. Des pays comme la Tunisie, l'Egypte ou le Kenya en profitent pour étendre leur suprématie. Lors du dernier Championnat d'Afrique féminin des clubs, disputé au mois d'avril dernier à Antananarivo (Madagascar), le MB Béjaïa et le GS Pétroliers, les deux représentants algériens, ont été écartés de la course par des adversaires visiblement mieux préparés et plus déterminés à rafler le trophée. Faut-il rappeler que les
algériennes ont régné sur cette discipline durant les huit dernières années en représentant le continent noir consécutivement aux deux dernières éditions des Jeux Olympiques (Pékin 2008 et Londres 2012). Les Béjaouies du MBB se sont inclinées en demi-finale face à leurs homologues de Prisons de Kenya, terminant le tournoi à la quatrième place suite à un autre échec au match de classement face à Al Ahly (Egypte). Leurs compatriotes du GSP ont perdu en finale face aux kenyanes, en se contentant de la seconde marche du podium. Dans cette catégorie, le résultat, il est vrai, n'est pas si catastrophique que çà. Mais chez les messieurs l'échec fut encore plus douloureux. Les volleyeurs du NR Bordj Bou Arreridj, seul représentant algérien au Championnat d'Afrique qui s'est récemment déroulé à Tripoli (Libye), ont été quasiment laminés par leurs concurrents pour finir la compétition à la 9e position au classement général. On est loin du 4e rang occupé par l'Algérie lors du dernier Championnat d'Afrique des nations (2011) ou de la 2e place de 2009. Les deux premières places du podium ont été occupées par nos voisins tunisiens du Club sportif de Sfax et de l'Espérance sportive de Tunis. La petite finale a opposée Al Ahly de Tripoli et Prisons de Kenya. Les conflits récurrents et les difficultés insistantes qui affectent la Fédération algérienne de volley-ball et ses démembrements, se répercutent ainsi sur la qualité de la prise en charge des athlètes. En plus de ce problème de gestion quotidienne des instances et des clubs sportifs s'ajoutent une série de contraintes matérielles, financières et organisationnelles. On peut citer à ce sujet le manque d'infrastructures, l'insuffisance des subventions accordées aux clubs notamment ceux qui prennent part aux compétions internationales, le peu d'intérêt accordé à la formation et les conditions de travail déplorables des techniciens locaux qui, ouvertement, préfèrent s'expatrier dans les pays du Moyen-Orient où ils sont beaucoup mieux valorisés. L'an dernier, les fédérations de volley-ball, de basketball et de handball ont interpellé le ministère de tutelle à ce sujet. « Pour permettre une évolution constante du nombre de licenciés, il est nécessaire d'augmenter le nombre de salles spécialisées et de
terrains en plein air», a-t-on signalé.
Dans le procès-verbal de leur réunion, les présidents des trois fédérations rappellent à l'endroit du premier responsable du secteur les multiples contraintes vécues au quotidien par les différentes équipes. «Nos sportifs évoluent dans des salles qui sont dépourvues d'équipements standards, fixés par les fédérations internationales », notent-ils par la même occasion. A ce déficit en matière d'infrastructures s'ajoutent les difficultés financières qui asphyxient plusieurs clubs. Cela contrarie conséquemment toutes les initiatives concernant la formation et la détection de nouveaux talents. «Les clubs de l'élite ne peuvent pas privilégier la formation faute de moyens financiers», lit-t-on dans le même document, en suggérant à la tutelle de prendre en charge les frais de transport et d'hébergement lors des déplacements pour permettre aux clubs d'honorer leur contrat envers les petites catégories. Autre point abordé, la rémunération des techniciens locaux qui devrait, selon les concernés, être alignée sur celle accordée à leurs homologues étrangers. Si les revendications soulevées sont justes, il convient de dire aussi que la gestion de ces mêmes fédérations reste loin d'être optimisée.

K. A.
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