Le football est malade de sa violence. Les instances du football ne trouvent pas de solutions, le traitement injecté, à ce jour, n'est plus efficace et on persiste à le prescrire. Les sanctions appliquées ne calment pas les esprits.Le huis clos n'est pas la bonne solution, le virus n'est pas isolé puisqu'il renaît de ses cendres. Les séminaires ou les campagnes de sensibilisations ne donnent rien. Le mal est présent dans nos stades. Les débordements récurrents donnent à penser que le dispositif des clubs ne va pas assez loin. Après les heurts enregistrés lors des différentes rencontres de football. Les forces de l'ordre font ce qu'elles peuvent avec les lois en vigueur, mais sont aussi exposées à des risques qui font des blessés.
Un expert suggérera à la place du huis clos, des retraits de points sur classement. Un autre Européen fera remarquer dans un de ses rapports : «Le supporterisme, les ultra, les hooligans ambitionnent de vouloir être les meilleurs supporters et de faire parler d'eux (au sein du club ou du stade, et par rapport aux clubs adverses). De fait leur activité va se rationaliser (objectifs à atteindre, division du travail, reconnaissance des compétences, etc.) C'est un monde social dans lequel des individus entrent, restent et font une carrière (il faut faire ses preuves pour monter dans la hiérarchie du groupe). Il est nécessaire de mettre en relation la violence avec toutes ces logiques».
Le risque de prendre une autre tournure plus grave est à nos portes : «Lorsque je voyage, j'ai toujours le sentiment, du fait que mon véhicule soit immatriculé dans une autre wilaya avec laquelle il y a eu des échauffourées, un week-end, que je sois une victime des voyous...». Le football est menacé et avec lui les supporters qui n'ont rien à voir. La dernière version en date, celle du CA Bordj Bou-Arreridj est un signal fort en direction des institutions du football. «Des initiatives devraient être prises pour que ce fléau cesse. Des séminaires, regroupements de présidents, ou encore des joueurs, gagneraient peut-être à calmer les esprits. Sinon comment expliquer le comportement du président du CS Constantine ou de Chaouchi ou encore d'un autre qui se donnent à c?ur joie sur les terrains pour soulever les gradins '
Pourquoi laisser un Chaouchi agir de la sorte dans nos terrains, lui qui est connu pour ses sorties provocatrices ou ne pas sanctionner sévèrement ces présidents de clubs qui se retrouvent par enchantement sur la main courante pour s'attaquer aux arbitres...», tonne un consultant. Un confrère d'une chaîne télé française évoquera l'utilisation d'un moyen de sensibilisation «doit être possible d'agir sur l'image et agir par l'image.
Cela supposerait que des moyens soient donnés, de montrer à la télévision, sur des chaînes généralistes et à des heures de grande écoute (20 heures, 20 heures 30), des messages éducatifs (par exemple à travers des rubriques intégrer au sein des émissions existantes, spécialisées ou non). Il y a une réalité éducative du sport qui mérite d'être réaffirmée. Il existe des initiatives locales intéressantes. Il faudrait pouvoir reprendre ces aspects sous la forme de messages brefs, susceptibles d'avoir un impact bénéfique sur les comportements». Il faudrait maintenant jouer sur deux outils importants, sanctions financières et perte de point sur classement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H Hichem
Source : www.lnr-dz.com